JOURNAL DE LA SANTÉ DE LOUIS XIY
« et l’instabilité de ses esprits ne laissent pas de lui a exciter des mouvements et de lui produire des pas- « sions comme aux autres hommes. »
On se souviendra (jue l'arrêt de Fouquot, condamné au bannissement après trois ans de prison et de pro cés, fut loin de contenter Louis XIV, qui aimnma la peine du bannissement en celle d'une détention perj)étuelle dans le château de Pignerol. .
Cependant Louis XIV parut maître de lui, lorsqu'il jeta sa canne par la fenêtre au moment de frapper Lauzun, qui lui eût demandé raison d'une offense de cette espèce. Était-ce prudence ou modération que de ne pas faire usage du bâton contre un gentilhomme?
Nous ne poursuivrons pas plus loin celte comparaison des faits historiques avec les faits diététiques et médicinaux de la vie de Louis XIV ; nous n'avons voulu qu’offrir à l'Histoire un nouveau moyen de porter .ses jugements sur les hommes et sur les événements.
Ainsi on a lieu de croire que le Roi, assistant comme spectateur au fameux passage du Rhin, ne fut pas obligé de descendre de cheval et de conférer avec ses apothicaires pendant la bataille, grâces aux précautions purgatives qu’il avait prises avant de se rendre à l'armée.