‹ Curiosités des sciences occultesChapitre 22 sur 198 · Bibl. des Philosophes chimiques, t. I, p · texte numérisé non relu

Bibl. des Philosophes chimiques, t. I, p

2. Le Livre des douze Portes, Ms. de la Bibl. de l’ArsenaL S. et A., n° 167, in-4», p. 1.

ALCHIMIE

contenant en soy toutes choses indifféremment, de laquelle il fit une claire distinction en six jours. Or il en doit estre ainsy en nostre magistère, car il a sa source en une seule chose : aussi les philosophes l’appellent-ils petit monde , un et triple : magnésie, et

soufre, et mercure, proportionnez par nature Il

y a trois mercures, qui sont les clefs de cette science, que le grand R. Lulle appelle ses menstrues , sans lesquels certes rien ne se fait, dont deux sont superficiels et le troisième essentiel de Soleil et de Lune. . . Ce mercure est le principal fondement de nostre Pierre... J’oseray mesme te dire que cette Pierre est la vapeur ponticiale du métal, mais il te faut estre habile pour l’acquérir, car ce menstrue est invisible, combien qu’avec la seconde eaue philosophale, parla séparation des éléments, il peut apparoistre à la veue en forme d’eau claire. »

A en croire l’auteur du Discours sur la Pierre des Philosophes 1 , rien ne serait plus commun que la matière philosophale :

« Je diray donc que la matière de laquelle est faite la Pierre des philosophes, fut aussitost faite que l’homme et qu’elle s’appelle terre philosophale... Mais nul ne la connoist, sinon les vrais philosophes, qui sont les enfants de l’Art : encore que souvent elle passe par les mains de plusieurs hommes et particulièrement des fouilleurs de mînes, grossiers, marchands et vendeurs (car, comme disent les philoso-

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