‹ Curiosités des sciences occultesChapitre 40 sur 198 · Bibliothèque de l’Arsenal, Ms., déjà cité, n · texte numérisé non relu

Bibliothèque de l’Arsenal, Ms., déjà cité, n

2. Cette notice se trouve à la suite des Cinq Livres de Nicolas Valois, Ms. de la Bibl. de l’Arsenal, n° 166 bis, déjà cité.

ALCHIMIE

Nicolas de Grosparmy, raconte que « les filles de Grosparmy, étant mariées, firent partage entre elles de la succession de leur père ; le lot où étoient tous ses manuscrits ou livres, échut au sieur de Moussi. Ils étoient écrits sur du veslin et bien reliés, entre lesquels il y en avoit un qu’on apeloit le Livre d’or, parce que sa couverture étoit de placques d’or fait par projection. » Grosparmy 1 raconte lui-même que, pendant douze ans, il se trompa dans ses expériences de souffleur, en suivant des ouvrages erronés sur l’alchimie :

« Sachent tous, dit-il, que je, Nicolas de Grosparmy, natif du pays de Normandie, par la volonté divine allant parle monde de région en région, depuis l’aage de vingt-deux, ans jusques à l’aage de trente-huit, cherchant et désirant savoir l’art d’alchymie..., le dit temps durant, ayenquis comme l’un des métaux peut se transmuer en l’autre, et, en ce faisant, ay soutenu moult de peines, dépenses et reproches, et ay abandonné la communication du monde et la pluspart de ceux qui se disoient mes meilleurs amys, pour ce qu’ils m’avoient nuy estant en nécessité... Et icelle chose ay quis, et ay esté avec maints compagnons cherchant ledit art comme je faisois, cuidant le trouver par le moyen, et pour avoir amitié et entrée avec eux, me suis fait leur serviteur et ay soutenu la peine de leurs ouvrages, et ay veu et estudié plusieurs livres, ausquels la science est contenue en deux manières, l’une fausse et l’autre vraye. »

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