OFAivres de Grosparmy et Valois, Ms., p. I
Valois 1 raconte aussiàson fils, qu’il fut longtemps, comme son maître Grosparmy, aveuglé et égaré par les mauvais auteurs; mais enfin il vit clair et entra dans la bonne voie, après avoir étudié Arnaud de Villeneuve, Raymond Lulle et autres :
« Or j’ avois bien quarante-cinq ans, quand cela arriva, dit-il, en l’an 1520, et au bout de vingt mois nous vîmes ce grand roy R. Lulle assis en son trosne royal, faisant au premier projection sur le blanc, puis sur le rouge : ce que tu feras comme moy, si tu veux prendre peine à estre ce que tu dois, c’est-à-dire pieux, doux, bénin, charitable, et craignant Dieu. Il ne faut pas tant de frais, parce que, comptant le temps quej’étois au chemin, que je te laisse par escrit jusqu’à la perfection de l'Œuvre, il ne faut que dixhuit mois, auquel temps ladite œuvre fut parfaitte et accomplie, encore qu’elle fut faillie une fois. Nous estions deux qui travaillions, et l’un supléa au défaut de l’autre, tant au travail qu’au conseil. »
A la page 23 du Petit Traité du voyage de Frédéric G allas vers l' hermilage de Saint-Michel , qui suit la Vision advenue en songeant à Ben Adam (manuscrit de la bibliothèque de l’Arsenal), on lit ce qui suit :
« En l’année 1602, au mois de juillet, on nous parla à Grats d’un philosophe qui demeuroit à Augsbourg, nommé Jean Amélius: qui fut cause que nous prîmes nostre chemin pour aller à Augsbourg... Le-