SAINTS
jamais éié. Ua homme d^esprit disait Faotre joar, dans une boDoe compagnie, que s*il fallait recourir à Tintercession des saints, il choisirait plutôt les Douveaui ve- DOS, un Capistran, par exemple, ou nu Thomas de Ville- Qeave, qu'une sainte Catherine, ou|un saint Alexis.
« Ud chanoine de Passau, bon prédicateur et ex-professeur eu théologie au quinzième siècle, a dit, dans un de ses sermons, que, quand même il y aurait autant de fêles que de minutes, Tannée ne suffirait pas à donner à duMpie saint une fête, et il cite Durand, évèque de Mende, qoi a observé que plus de cinq mille saints concourent à chaque jour... L'auteur, qui cite le sermon de ce chaootoe allemand, ajou^ que la fête de tous les saints fut établie pour suppléer le trop petit nombre de» jours de raimée, et pour prévenir le ressentiment des saints qui D auraient reçu aucun honneur. Ceux qui se sont appliqués à faire des parallèles ne manqueront pas de se souvenfar ici de la précaution des Athéniens, qui consacrèrent tto auiel aux dieux inconnus, parce qu'ils craignirent de tomber dans la négligence à l'égard de quelque divinité ▼iodicaiive dont on ignorât le nom et les qualités. Ils croyaient y avoir été attrapés tout fraîchement, de sorte qoe pour jouer au plus sûr, ils voulurent rendre leurs hommages aux divinités mêmes qui leur étaient Incon- Due^.G était le moyen de n'oublier aucun dieu ^ b
I^ sectes chrétiennes, qui du reste ne rendent pas <ie colle à leurs martyrs, ne se sont pas montrées, sur certains points, plus raisonnables que le catholicisme.
' An. Ladiioi. note G. — On peut consulter, sar les saints snspeets, outre différents articles do dictionnaire de Bayle, les ouvrages de Launoy, lie Dodwel {de Paucitale ianctorum), et le livre intitulé : The Enlhusiatm "fthe ckunk of Borne, Londres, 1688.
iU CURIOSITES DES TRADITIONS.
fin 46f5, J. Fox p«bHa à Londres, M-folîo , un martyrofoge 4e FEglise protestaate. il y neBÊkmaàUy parmi les persMiiics HM>rt4» pooor sootottr leur erofanee , hd certain Donbre ë^ladividas encore ▼iipwls, qui rëckMKrent. Aujoord'bai, ta créaluNi àe nonveanx saints devient de pins en pins rare, penr beaneonp de raisons feeiles à coneevoCT, entre autres ponr oelte (pu enpédia la ca- ■o niu at i o n dn cardinal Frédéne fiorromée, eoosin de saini Charles ^ Les frais de la canonisation de eeinî-ei avaient été si coûtons , qne la lamille recnia devant nue noovelle dépense *. On voit donc à qnm tient nne place dans le paradis. De pins, en; eralnt pent-étie les manvals propos de cen qui anraicot vocn finnlKèrenent avec le nonveao saînL— François de Soles avait été dans sa jennesse lié d'anûtié avec le maréchal 4e Vitterai; nnssi le maréchal ne ponvaitpil jamais s'habliver ii l'appeler saint. Quand on en parkit devant kt, il disait : « J*ai été ravi <piand j*at vp M. de Saks nn saint ; il aimait à dire des gravelores, et trompait an jen : le meiHenr gentilhomme dn monde, an reste, mais k pins sot ^ y
i On a renarqoé qu'il 7 irait pea de KSiiits qui eussent été cardtiiaoï. BeHtniin ai dMnU me nrisos Me « sim|ile : c C*est inrae qae, iiniMi, ilsaspiratt à être irè $ wkUê (|ia|ies)j> — € f a 4ea aaaitf, 4ii Fireiière, ^Bi ait éié avocats, aergenis, conèdiens nâne ; ente» il ji*j a yoiBi de profession si basse qo'elle paisse être, dont il n'y ait eo des saints : mais il n'y en a point de procarenrs. »
V Si les cafloniutiOM sê posTiient Mre m» et trèt-giMde» Jtpevses, dit Bafift, «MM senint ftas oiéiHiret. H ot kMfm l'i^ p tmi MM fede franir au frais serve de terrièee à Pavidité des Oidreft. Les s^eis de canoniser ne manqueraient pas: chaque communauté en Tondrait avoir autant que les autres: et, s'il n'en cofttait guère, on préparerait aisé- ■eaC tes autres marMnes. » — Voy., sur le scandale excité à Paris par la pompe avec laquelle les carmes déchaussés célébrèrent ia canonisation et sainte Thérèse, en IS9S,les Caqveti de Pêreouekèe^ 9^ journée.
' Uimoiret de Madame^ ducheue f Orléans, princesse pakaine^ 1S5S,