CURIOSITES D£S TRADITIONS
exprimer toitf e sa pensée k cet égard, semble avenir Tap6tre des Saxons de ne point oubliar son rai^ et son devoir, et de ralentir modestement Texeretee de ses pouvoirs snrnaliirels.
« En apprenant, dit GrégDire, les grandes merveilles u que noire Die» a vonlu opérer par vos mains aui yeux a de la naiîen qv*il a é)«e, je m'en suis r^joni, parce qoe <r les prodiges extérieurs servent elficaeement à donner (c anx âmes du penchant vers la grâce intérieure ; maàs, c vous-même, pienea lùen garde qu'au milieu de eespro- K diges, voire esprit ne &*enâe et ne devienne présouçtf tueux ; prenez garée que ce qui vous élève au dehors u, en cofisidéralion et en lionneuv, ne vous smC au dedans <( une cause de diule par ramoree de la vaine gloire ^ i
Uépoque des croisades ia^ dans toute la chrétienté, féconde en prodiges ; on vit akrs apparaître des me^ veilles qui , à noire oonnaissance^ ne se sani guère renouvelées depuis. Ainsi y sans parler des miracles ordinaires, qui se muHiplièrenlà Tinfini, tds que ra^paritioD de croix ou d*armées dans le dd, on vit des papillons, des grenouilles et des oiseaux prendre la reuie de Jémsalem , ce qui élait assez difficile à constater *. Nous devons dire pourtant que ces nombreux prodiges rencontraient parfois des incrédules, même paraû les esprits les moins sceptiques , et nous avons été irès-étonné de voir Guibert de logent faire une critique fort vive des miracles qui s'opérèrent au moment de la première expédition en Terre- Sainte.
i ttttt. de la.eonqvête, I. i, ft46, 1. 1, p. 09. s VoT. chronique de saint Médard de Soissonti SpicHeffiumiie d^Acherï* p. 486,
«Lorsque la nouvelle de la croisade, dit-il, se fût répcuidue chez les nations chrétiennes , les hommes du rang le pins obscur, les femmes, même les moins dignes, employèrent des inventions de toutes sortes pour faire croire que Dieu avait imprimé sur leur corps une croix miraculeuse. Celui-ci, en se tirant un peu de sang, traça SUT son corps des raies en forme de croix, et les montra ensmte à tous les yeux. Celui-là produisait la tache dont il était honteusement marqué à la prunelle, et qui obscurcissait sa vue, comme un oracle divin qui Tavertissait d'entreprendre ce voyage. Un autre employait le suc des fruits nouveaux, ou toute autre espèce de fruit coloré , pour tracer, sur une partie quelconque de son corps, la forme d'une croix ; et comme on a coutume de peindre le dessous des yeux avec du fard , de même ils ^se peignaient en vert ou en rouge, pour pouvoir, à la suite de cette fraude, se présenter comme des témoîgna- %ei& Tîvants des miracles do ciel. Que le lecteur se souvieniie, à ce sujet, de cet abbé dont j'ai déjà parlé, qui fit une incision sur son front à Taide du fer, et qui , plus tard, devint évéque de Césarée, en Palestine. Je prends Dieu à témoin , qu'habitant Beauvais à cette époque/ je vis une fois, au milieu du jour, quelques nuages disposés les uns devant les autres, un peu obliquement, et de telle sorte, qu*on aurait pu tout au plus leur trouver la forme d'une grue ou d'une cigogne, quand toul à coup des miniers de voix, s'élevant de tous cdtés, proclamèrent qu'une croix venait d^apparaitre dans le del K
* Voy., sor l'apparitiou d'an natire dans les airs, Matttiea Pftri», année IS54. < On croit qne cette vision, dit-il, fut le présage de inalbears fntors.» — Voj. encore le même historien, année Iâ17.
Ce que je vais dire, ajoute-t-îl, est bien ridicule, et cependant la chose est établie sur des témoignages dont en ne saurait se moquer. Une femme avait entrepris le voyage de Jérusalem : instruite à je ne sais quelle nouvelle école, et faisant plus que ne comporte sa nature, dépourvue de raison, une oie marchait en se balançant à la suite de cette femme. Aussitôt la renommée , volant avec rapidité, répandit dans les châteaux et dans les villes la nouvelle que les oies étaient envoyées de Dieu à la conquête de Jérusalem, et Ton n*accorda pas même à cette malheureuse femme que ce fût elle qui conduisit son oie ; au contraire, c*était Toie, disait^on, qui la guidait elle-même. On en fit si bien Tépreuve à Cambrai, que le peuple, se tenant de côté et d'autre, la femme s'avança dans Téglise jusqu*à Tau tel, et Toie, marchant toujours sur ses pas, s'avança à sa suite, sans que peisonnc la poussât. Bientôt après, selon ce que nous avons appris, cette oie mourut en Lorraine. Et certes elle fût allée bien plus sûrement à Jérusalem, si la veille de son départ, elle se fût donnée à sa maîtresse pour être mangée en un festin. J'ai rapporté ces détails dans une histoire, destinée à constater la vérité, afin qu'on prenne garde de ne pas rabaisser h gravité du nom de chrétien, en adoptant légèrement les fables répandues dans le peuple ^ »
On sait que les rois de France ont joui, jusqu'à ces derniers temps, du privilège de guérir les écroueltes. Mais ce Q*est point seulement depuis le.chi istianisme que les rois ont eu le don de faire des miracles. C'est une faculté que
» Gaibcrt de Nogcnt, Gesfa Del'per Frtmcos, 1. tu, collcct. Cbîioi, t. IX, p. ^13 et soiv.
longtemps auparavant plusieurs princes de i*antiquité avaient possédée. Voici ce que Plotarque raconte de Pyrrhus :
« Avoit-on opinion, dit-il, qu*il guarissoit ceux qui estoyent malade de la ratte, en sacriûant un coq blanc, et touchant avec son pied droit tout doulcement à Tondroit de la ratte le flanc gauche des malades, couchez à la renverse ; et n*y avoit si pauvre, si basse, ne si vile personne qui le requist de ce remède, à qui il ne Toitroyoit, prenant le coq qu'il avoit sacrifié pour son salaire, et luy en estoit le présent irès-agréable. L'on dit que le gros orteuil de son pied droit avoit quelque vertu divine, de sorte que, après sa mort, quand on brusla le corps, tout le reste ayant été consommé et réduit en cendre par le feu, on trouva ledit ortueil entier, sans avoir esté en rien offensé i. »
Un des miracles les plus célèbres en ce genre est celui qui fut opéré par Vespasien, au moment de son avènement. « Pendant que ce prince, dit Tacite , attendait, à Alexandrie, les vents qui soufflent régulièrement tous les étés, et le moment où la mer est sûre, il arriva de nombreux miracles , qui semblaient témoigner de la faveur du ciel et de la sympathie des dieux pour ce prince. Un homme du peuple, habiunt Alexandrie, et connu comme aveugle, se jeU à ses genoux, et le supplia» en gémissant, de lui rendre la vue. U agissait ainsi par Tinspiration du dieu Sérapis, le plus révéré de tous les dieux de cette nation superstitieuse , et il priait le prince de vouloir bien humecter de sa salive ses joues et les orbiies
I Yie de Pyrrhus, ch. 0, trad. d'Amyol, édit. de ClaTier, in-8, t. iv.
CURIOSITÉS DES TRADITIONS, eni*. Un autre, poMsé parle même dira, et perla main, te priait de marcher sur cette main, et quer l'emprebte des pas d'un César. Vespa^en ça par rire et par se moquer; mais Ions deui Ht. D'un côté, Tempereur craîgaait de paraître ; de l'autre, leurs iusistances et les paroles des as lai doanaient confiance. Enfin, il demanda leciuB si cette cécité et celte paralysie pouvaient Iries par le secours des bommes. Les médecins, oirdiTersemail raisonne, répondirent que, « cbez la force visuelle n'était 'point éteinte, el qn'die tit revenir, si od levait les obstacles ; que, cbai :, le membre débotté pourrait être remis par une [Ml salntaire; qneles dieux avaient pent-ètreà la gaérison de ces deux hommes, et qu'ils avaient le prince pour opererce prodige. EnGn, s'il réu&> , toute la gloire serait pour lui ; b1I échouait, le le retomberait tout entier sur ces deux malbeu- I Vespasien, persuadé que tout est possible i sa
et que désormais il peut croire à tout, s'avanee
air de confiance, el, an milieu de la multitude t qui l'(d>servait , il fait ce qu'on lui demnide.
la main reprend ses fonctions, et la lumière brille vengle. Ceoz qui furent témoins de ee fait Tatmeore, qoc^ulls n'aient aucun inlérêt i rara-
: aussi itm de la [allit que Ihns-Cbrisi gnéril Tavraitc it
M. Ch. Lotiudrc. CdfiKi
le par Sn^ioM, f Cm
ifniKre, IIIL4I, tint m^rmu » li personne de Vei-
■K de (nndeiir el de malnti qni ntmqatit i u friace (•■
Ces miracles, careift un grand retenlissement . et embarrassèreoi longtemps les chrétiens, qui s'en sont préoccupés jusqu'aa siècle dernier, maïs se liraient toujours d*airaire , en les attribuant au diable. « U n*y avait rien en tout cela que le démon ne pût £iire, dit Tabbé Fleury, poisqu'au jugement des médecins , ces maux n*étaieot absolument pas sans remède, et qu^il n'y eut d'extraor*dinaire que la promptitude de la guérison. Ces miracles, vrais ou faux, confirmèrent puissamment la créance qQ*il y avait quelque chose de divin dans Télectlon de Vespasien^. »
f Dans ce temps , dit Spartien, parut une femme qui (lisait avoir été avertie, en songe, de conseiller à Adrien de ne pas se tuer, parce qu'il guérirait, et que, fisMie de l'avoir lait, elle avait perdu la vue; mais qu*un nouveau songe lui promettait sa guérison, si elle allak embrasser les genoux du prince, et lui donner cet avis. Elle obéit à 8<ui rêve, et recouvra Fusage de ses yeux, après les avoir lavés avec de Teau qui était dans le temple d*où elle était venue. U arriva aussi de la Pannonie un aveugle de naissance, qui toucha Tempereur, alors en proie à la fièvre ; et aussitôt il recouvra la vue, et la fièvre quitta le sia-
core Boafeao ei en qoelqae sorte improvisé. Deux bommes du peuple, Tm aveoglc, l*aotre boiteux, se présentèrent ensemble deirant son tribanal^ ei le soppliant de les guérir; car, pendant leur sommeil, Sérapis leur avait, diaaieiii-ils, doneé Passuratce, à rni, 4»*^ recouvrerait la vue, si rcHpcMircnchaHfiVflesyeix, à Paître, qaHlmardierait droit, s'il too- Uit lui duDiier ai coap de pied. Ne pouvant croire ai succès d'un tel se- Bède, Vespasien n'osait pas ntéme l'essayer ; enfin, sur les instances de ws amis, il tenta celle guérison devant louie l'assemblée, et réussit. •— Ttede Vespasien, cta. 7, tradiction ùe la «AectlM nukaehei. t Uistoire eccléshsl^pie^ U m di. 83.
lade. II faut dire que Marins Maiimus attribue ces prodiges à rarlifice ^. »
Le premier roi de France qui , à notre connaissance, ait eu le don des miracles, est le pieux roi Robert. « Ses officiers ayant construit, par son ordre, un beau palais à Paris, dit le moine Selgaud, Robert voulut Thonorer de sa présence , le jour de Pâques , et commanda qu'on y préparât un grand repas , selon Tusage royal. Gomme il se disposait à se laver les mains, un aveugle, qui était là dans la foule des pauvres , 8*approcba du roi , et le pria de lui jeter de Teau sur la figure, et d'offrir pour lui une bumble prière. Le roi accueillit, par manière de jeu, la demande du pauvre; et lorsqu'il eut Teau sur les mains, il lui en lança au visage. Aussitôt Taveugle, à la vue de tous les grands qui étaient présents', recouvra Tusage des yeux parle simple contact de Teau *. » >• Ou ne sait pas au juste à quelle époque remonte Tusage de faire toucher les écrouelles aux rois de France, usage que saint Thomas d'Aquin recule jusqu'à Glovis, et qui s'est continué jusqu'au dernier siècle. Louis XV en toucha à son sacre. Une bonne femme de Valenciennes se figura qu'elle ferait fortune si elle pouvait faire accroire que le roi l'avait guérie. Elle trouva des médecins qui constatèrent sa guérison. D'Argenson, intendant de Valenciennes, s'empressa d'envoyer le procès-verbal d'un fait aussi merveilleux; mais il reçut des bureaux la réponse suivante : « Monsieur , la prérogative qu*onl les rois de France de guérir les écrouelles est établie sur des preuves si authentiques, qu'elle n'a pas besoin d'être confirmée par des faits particuliers. »
* Sparlien, eh. 23, eoUect Dobochet, p. 82S.
s Vie du roi Robert, coilect. Gaizot, t. vi, p. S75.
Les rois d'Angleterre ont joui aussi de ce privilège qui n aurait pas manqué d'exciter la jalousie de leurs sujets, s'il eût été exclusivement réservé aux rois de France. Saint Edouard est, dit-on, le premier qui en ait été gratifié. « Les reines qui n^étaient que femmes de rois , dit Voltaire, ne guérissaient pas lesécroueiles, parce qu'elles n^étaient pas ointes aux mains comme les rois ; mais Elisabeth , reine de son chef et ointe , les guérissait sans difficulté. — Il arriva une chose assez triste à Martorillo le Galabrois, que nous nommons saint François de Paule. Le roi Louis XI le fit venir au Plessis-lez-Tours pour le guérir df s suites de son apoplexie : le saint arriva avec les écrouelies. Le saint ne guérit point le roi, et le roi ne guérit point le saint. — Quand le roi d'Angleterre, Jacques II, fut reconduit de Rocbcster à Witehall, on proposa de lui laisser faire quelque acte de royauté, comme de toucher les écrouelies ; il ne se présenta personne. Il alla exercer sa prérogative en France, à Saint-Germain, où il toucha quelques Irlandais. Sa fille Marie, le roi Guillaume, la reine Anne^ les rois de la maison de Brunswick ne guérirent personne. Celte mode sacrée passa quand le raisonnement arriva ^ »
Malgré le dire de Voltaire, quelques écrivains préten-
I IHetionnaire philMophique, art. Ecrouilles. — On peat coosalter sor ce sujet roavrage^blié en 4655 par Simon FavonI, sous le titre: Du pouvoir que les Rois de France otU de guérir les écrouelies, et surtout l'ouvrage He Dalanreos De Mirahili strumat sanandi vi, regibus Gaitianm chrisiianis divinitus concessa , libri duo, Paris, 1609, in-8. Cet écrivain assure que sur mille malades tonchés par les rois de France, il yena plus de cinq cents qui en peu de jours recouvrent nue gnérison parfaite, et qse Henri IV en guérissait plus de quinze cents chaque année; il refise la possession de ce privilège aux rois d'Angleterre , et ne leur accorde que la facaUé de guérir le mal caduc.
154 CURIOSITES DBS TBADITIONS.
dent qii*aprè8 la diiite des Stuarts, le don de guérir les ëcrouelles passa aux princes de la lumvelle maiso» régnante; on raconte que le célèbre Johnson, étant encore enfant, fut amené à Londres par ses parents pour qu*il fût touché par la reme Anne ^. Nous devons dire aussi que, suivant VHiiiom générale éPÂnglUerreée Carte, un certain Christophe Lovcl fut guéri à Avignon par le Pré» tendant en 1T1 6.
Citons encore le fait suivant rapporté par Taileniantdes Beaux, et qui montre à quel pouit, même an dîx-septiènie siècle, il était focile, à propos de miracles, de tromper une population tout entière.
« Dans un voyage de Louis Xni à L3fon, en nne petite ville nommée Toumus, entre Châlon et Mftcon, nn gardien des cordefiers voukit faire accroire à la reine mère (Marie de Médicis) qae le roi, en passant, y avait fsôt parler une muette en la touchant comme si elle eût en les écronelles. On lui montra la fifle. Ce bon père disait l'avoir vue, et, après lui, toute b ville le disait anssi. La reine arrivée à Lyon, le père Sonffran ûi faire une pro* cession et chanter. La reine prend ce bon rdigieux, et, ayant joint le roi, elle lai dit quil devait bien louer Diea de la grâce qu'il lui avait faite d'opérer par lui un si grand miracle. Le roi dit qu*il ne savait ce qu'on voulait dire, et le cordelier disait : c Voyez la modestie dé ce « bon prince.» Enfin le roi déclara que c'était une fourberie, et voulait envoyer des gens de guerre pour punir ces ûnposteurs *. i
t Ce fat d*afrè8 les conseils d*ai iDédeda noané Floy«r 411e les ptrenii de iobBson se décidèrent à ce vojife.
i s U'utoriette de Louis XIII, édiu in-IS, W m, p. SMS.
MIBAGLËS. 155
Oq De doU guère s'étoiuier que tant d*absurdiiës aient eu oonrs pendaDt si longtemps ; car jusqu*au dernier siècle, on rencontre dans une foule d'écrits le mélange le plus singulier de scepticisme et dincrédulilé.— Unclianoiiie de Riom, l'abbé Faydit, mort en 1709, tout en déelaraiit qu*il ne pouvait se résoudre i croire que le soleil cAt porté, sur un de ses rayons, les gants et le manteau de saint Âmable, lors d'un voyage que celui-ci fit à Rome, ajoutait cependant croire fermement que ce saint avait 00 pouvoir souverain sur les serpents, parce qne, disaitil, tout le monde, depuis treize cents ans , assure en avoir vu des effets merveilleux ^.
Les protestants, à cet égard, n'ont pas été plus logiques que les catholiques ^ —Le président Missoo, qui, dans 800 intéressant Voyage dTllàUe *, n'avait laissé échapper aucune occasion de balbuer, souvent avec esprit, les si^^rstitions de l'Eglise romaine, tomba lui-même dans les erreurs qu'il rqirochait aux catholiques ; car, en faveur des protestants, il fit preuve de la plus exiravagante crédulité dans un ouvrage intitulé : le Théâlre tacri des CéventieSj ùaRécUs des prodiges arrivés dans celle partie du Languedoc. Londres, 170T, în-8.
des contradictions manifestes dans lesquelles sont tombés les écrivains de tous les temps, quand ils venaient à parler des miracles opérés dans une religion ou dans une secte étrangère à la leur ; ces contradictions n'ont pas manqué d'être relevées d'une manière fort piquante par un critique d'une logique impitoyable. « Réfléchissons un
* Qté par Bayle, art. Av4BLI.
s Voy. Bayle, art. Cohstahcb, et Lenfiot, HMûire du cmicUe de Con- ;t. 1,11. SB.
• Voneaa^ vetfâfe driiaUe, 4* édit., la Haye, 1703, s voL in-IS. %.