‹ Curiosités des traditions, des moeurs et des légendesChapitre 41 sur 68 · EPREUVES PAR LE FEU · texte numérisé non relu

EPREUVES PAR LE FEU

Le feu servait aussi d'épreuve pour reconnaître Torihodoxie ou rauthenticité de certains écrits. Une dispute s^étant élevée en Espagne, pour savoir lequel devait prévaloir de Tofiice romain on de Toffice mozarabe , on convint, après de longs débats, de livrer aux flammes les deux liturgies, et d'adopter celle qui résisterait à cette épreuve. L'office romain en sortit vainqueur.-En 1284, une épreuve 4e ce^enrese renouvela à Gonstantinople. Arsène, patriarche de cette ville, ayant été chassé de son siège, il eu résulta un schisme qui excita de grands troubles. « Pour y mettre fin , dit Pachymère , il fut convenu que les Ar" sénUtes et leurs adversaires écriraient les sujets de plainte et les accusations qu'ils avaient à s'adresser les uns aux autres; qu'on allumerait un feu ardent où Ton mettrait les deux écrits : dans le cas où l'un de ces deux écrits demeurerait intact, ils le regarderaient comme Tindication certaine du parti que Dieu favoriserait. Si les deux écrits étaient consumés, tous renonceraient à leurs querelles. L'empereur Andronlc II fournit libéralement dé l'argent pour faire le brasier, et bien loin d'épargner cette dépense, il eût volontiers épuisé les trésors de l'empire pour réconcilier les deux partis. — Le samedi saint, jour fixé pour Tépreuve , les Arsénisteset leurs adversaires firent de longues et de ferventes prières pour l'heureux succès de leur entreprise , et , en présence de l'empereur et de sa cour , remirent les deux écrits entre les mains de deux vénérables personnages, qui les jetèrent dans le feu. La flamme, avec son activité ordinaire, les consuma comme de la paille. Une heure après, il n*en restait qu'un peu de cendre^. »

* Pachymère, Histoire det en^ereurt mchel et Ândronifuet • tii.

Vvuaèt préeédente, les Ânëmstes avaient proposé, an même empereur, ime ^^nve qû, i ee qu'ils piéicD* .^ieot, avait été aatrefois tentée avec snoeès à Ghale6dolne, dans le tombeau de sainte Eupbémîe. Ils lui demandèrent de leur confier le corps d'un saint, anx pieds duquel ils ^poseraient un écrit, affirmant qu'en tànoi* fgnage de la bonté de leur cause eet écrit irait de hômême se placer entre les mains do bienbeureus. c An* dronic,dit Pachymère , leur accorda d'abord le corps de Jean Damascène; et pour préfcnir toute fourberie* il fit préparer un (prand coffire où Ton putenfermer et le corps et la cbftsse qui le contenait, et y mit tant de s e rim e s et de sceaux, que personne, même le subtil Dédale, n'eftt pu user de tromperie *. » Pourtant, malgré ces précaufions, l'empereur craignit un miracle, et ne vouhit pas ooorir la cbance de réprenve.

L'épreuve par la croixjse firâdt de la manièfe suivante : les deux adversaires se plaçaient auprès d*une croix, les bras étendus, pendant que Ton récitait la messe, rBvangHe ou des prières. Le premier qui remuait ou abaissait les bns, était dédaré vaincu.

< Si une femme se plaint que son mari n'a janiiâs contommé le mariage, dit le 47« canon du concile de Ycibe^ rie, en 785, qu*ils aillent à la croix, et, si ce que la femme A se trouve, vni, qu'as soient séparés, et qu'elle ftase et qu'elle voudra. » «^ On trouve la pneseriplion sû> vante k l'article 8 de la cbarte relative k la division de l'empire de Ghaclemagne. « S*il s'élewait , an stqet des limites des royaumes, quelques difficultés que le lémmgnage des bommes ne poisse résoudre, on devra cber*

t Packysièie, EUMn im n^fâmnt JfcM ti MéfWÊàfm, L tu.

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