LE DERNIER BLANC
rite ne pleurait PAS; isa douleur était sourde; Seulement il baïssait sa tête ardente et lourde, Sans comprendre son sort, Assis auprès du corps du dernier blanc, son père, If entendait deux voix, l’une disait : espère, Et l’autre : il est bien mort.
— «... Sait d’une voix légère...» (BOILEAU, Art potique.)
Pa ge 50. «... un sujet déjà traité par M. Roqueplan.» — DuvaL LEge 5 J ] P quep CAMUS avait exposé Un des jours heureux de Jean-Jacques Rousseau, personnage déjà porté deux fois sur la toile par Roqueplan : Épisode
de la vie de — (1833); — cueillant des cerises (1836).
— «... M. Gicoux du Gil Blas...» — Gigoux avait mis des vignettes dans le Gil-Blas publié chez Paulin en 1835.
L] . [4 LEHMANN. «Les Italiennes de cette année nous font regretter celle de l’année passée.» — 1868 : celles. — Lehmann, au Salon de 1844, n'avait envoyé qu’une Italienne, la prmcesse Belgiojoso.
Page 51. PERÈSE. — Peresse, donne par erreur le texte de 1868:
Page 52. «...ils sont d’un aspect tout différent...» — 1845: fort différent.
Page 53. MEISSONIER. — 1845 : Meissonnier.
Page 54. HENRI SCHEFFER. — On sait qu'il avait exposé en 1830 une Charlotte Corday protésée par les membres de la section contre la fureur du peuple, qui avait fait sensation.
Page 56. CoRoOT, «son tableau de l’année dernière.» — Probable: ment sa Vue de la campagne de Rome.
Page 58. HAFFNER. — Baudelaire devait revenir sur ce jugement favorable l’année suivante et même assez brutalement. Vorr p.140:
Page 59. FLers. Ma Normandie, de Frédéric Bérat.
Page 60. DAUZATS « .…. toujours d’une ferme exécution.» — 1845 : toujours d’une belle et ferme exécution.
Page 63. PH. ROUSSEAU. «.….. et non pas en ouvrier comme MM. de Lyon.» — Baudelaire avait vingt fois annoncé son intention de consacrer une étude à l’École Iyonnaise. Nous en reparlerons dans nos notes sur l’'ART ROMANTIQUE.
Page 64. ARONDEL. — Il y a un Arondel qui a tenu une place im: portante — et regrettable — dans les tribulations du poète. C'étut un marchand de tableaux qui, profitant de son inexpérience, avait vendu à Baudelaire de faux Basan. Cette dette de jeunesse, dont il est plusieurs fois question dans la Correspondance, pesa toutesa vie sur le budget de Baudelaire et fut réglée finalement, après procès et réduction, par M°° Aupick. Peut-être Ie marchand de tableaux et le peintre ne faisaient-ils qu’une même personne?
«... sans aucune prétention d'école...» — 1845 : sans aucune préoccupation d’école.
Page 68. « Toutes ces fantaisies...» — Deux des pastels d’Antonin MOINE étaient intitulés : Fantaisie, 2
Page 69. M“ DE MIRBEL était une grande amie du général et de M°° Aupick. Il en est question plusieurs fois dans le CHARLES
BAUDELAIRE, Lettres inédites à sa mère (Conard, 1918). Le général possédait d’elle un portrait du duc d'Orléans.
Page 72. «.. Quelques-uns des sculptiers dont nous allons parler...» — Le terme est emprunté à Diderot, Salon de 1767 :
En sculpture, point de milieu, sublime ou plat; ou, comme disait au Salon un homme du peuple, tout ce qui n’est pas de la sculpture est de la sculpterie.
Davip. «Cet enfant qui se pend à une grappe, et qui était déjà connu par quelques charmants vers de Sainte-Beuve...» — I s’agit de la pièce : À Davsp, sraruare, Sur une’ Statue d'enfant. (PENSÉES D'AOÛT.)
Page 73. Bosio. «.…. des morceaux aussi complets que celui qui est au Musée du Luxembourg...» — Le baron Bosio était alors représenté au Luxembourg par deux statues : Hyacinthe et la Nympbe Salmacis.
Page 74. «... les draperies des sculpteurs...» — 1845 : de sculpteurs.
Page 76. «... la Polymnie. » — Sans doute la statue antique du Louvre.
Page 77-78. Cette conclusion sera reprise et développée dans le Salon de 1846.
BAUDELAIRE Durays || SALON DE 1846 || Titres des chapitres, tels qu'ils figurent à la table, moins les numéros, dans un cadre au trait || Paris || Michel-Lévy frères, libraires-éditeurs || des œuvres d'Alexandre Dumas, format in-18 anglais || rue Vivienne, 1 || 1846.
XI pages (faux titre, titre, introduction) et 132 pages, table chiffrée des matières comprise, In-12.
Couverture rose, identique au titre pour le texte, avec cadre au trait et leurons dans les coins.
Le faux titre porte la mention : SALON DE 1846 et, en bas : Imprimerie de Bourgogne et Martinet, rue Jacob.
Sur le deuxième plat, après l'annonce de plusieurs ouvrages;.dont Les Stalactites, par Théodore de Banville :
Pour paraître prochainement û LES LESBIENNES, poésies par BAUDELAIRE-DUFAYS. LE CATÉCHISME DE LA FEMME ALMÉE, par le même. etc.
Annoncé dans Ja Bibliographie de la France, sous le n° 2436 la date du 23 mai 1846.
Les exemplaires du Salon de 1846 sont rares, eux aussr, mais beau: coup moins que ceux du Salon de 1845. Bien qu'aux termes d'une lettre à sa mère’ il l’eût fait en huit jours et que, plus tard, il ait an: noncé son intention de le remanier considérablement, ainsi quelle précédent, Baudelaire en somme, ne laïssait pas d’être assez satisfait de cet ouvrage-là. De fait il lui dut le fondement de sa réputation dans les milieux artistiques. Bien des années après on en parlait encore de-ci de-là comme d’un événement important. C'est aimsi que Nadar, dans son Salon de 1855, et Paul Boiteau, dans une chronique parue à la Revue Française en 1858, y voyaient tous deux un des plus beaux livres d'art de l’époque, et peut-être le plus beau.
Parmi les articles dont le Salon de 1846 fut l’objet il faut mentionner particulièrement celui de Marc Fournier à L'Artiste-Revue de Paris (31 mai 1846), article fait surtout de citations et dont, pour cela même, il serait superflu autant que malaisé de donner des extraits, mais qui rendait hommage sans trop de parcimonie, à tenrr compte de l’époque du moins, au «sentiment original et altier» où ce «petit livre» était conçu.
Théodore de Banville, dans sa belle étude parue à [a Galerie con: temporaine, littéraire et artistique (1"° série, n° 105), a particulièrement insisté sur l'impression que produisirent les deux Salons sur les contemporains :
re
Delacroix lui avait révélé un monde de sensations et d'idées et, dans un Salon de 1845 qui fut son premier ouvrage publié, il stupéfia les amis du co: loriage classique en leur montrant que la peinture, par sa qualité propre, s'adresse directement à l'âme, en dehors du drame exprimé, et contient pour nous d'inestimables trésors de tristesse et de joie. Le Salon de 1846, plus dé: veloppé, exposait toute une théorie de Ia couleur, des reflets, des objets se mouvant dans la lumière et de l'impeccable harmonie créée par l'air atmo: sphérique. |
L'auteur y enseignait que la peinture a sa mélodie, de même que [1 mn: sique et la poésie, de même aussi que la statuaire, où elle résufte alors de la
ne
beauté initiale des lignes. La nouveauté de ces idées si oubliées, la beauté ct la force du style, une solide érudition, qui se sent partout sans que le poëte l'étale jamais à plaisir, mirent tout de suite Baudelaire à un rang très élevé qu’il garda toujours parmi les critiques d’art. Nul mieux que lui ne sut jamais renouveler [a sensation créée par une peinture et exprimer avec des mots le sens idéal d'une composition plastique.
Charles Asselimeau (Vie de Baudelaire) a consacré aussi quelques pages au Salon de 1846. Elles sont moms heureuses, à notre sens, que les quelques lignes où 1l avait apprécié le Salon de l’année précédente. IF s’y rencontre même, croyons-nous, une inexactitude : c’est quand il dit que la pemture didactique ne déplaisait pas à Baudelaire (nous reviendrons là-dessus, aussi bien). Mais par contre, ce qu'il a bien noté, et le premier semble-t-il, c’est la verve, l'humour, la malice pétillant en aphorismes définitifs, qu’on trouve dans cet essai où pour notre part nous ne craïgnons pas de voir un catéchisme de la peinture moderne. Baudelaire était alors jeune, ardent, combatif, primesautier ct opulent. La sombre destinée ne l’avait pas encore abattu, et cela
se sent.
Le Salon de 1846 s'était ouvert au Musée Royal (Louvre) le 16 mars.
Page 81. Aux BOURGEOIS. — L'introduction était imprimée, dans Es s ! F ne le texte de 1846, en caractères d’un œil plus. gros que Îes chapitres suivants.
Page 82. «Vous pouvez vivre trois jours sans pain; sans poésie, jamais;». — Cf. Conseils aux jeunes littérateurs : «... tout homme
bien portant peut se passer de manger pendant deux Jours, -— de poésie, jamais.»
Page 83. «Vous n'avez pas l'intelligence de la technique des arts,
comme des lois ct des affaires.» — 1868 : comme les lois et les affaires.
Page 84. «Bourgeois, vous avez... institué des collections». — Cf.
Salon de 1845, p. 5.
«... la minorité protestante et souflrante, qui est d’ailleurs l’ennemie naturelle de l'Art» c’est-à-dire les républicains.
Page 86. La planche de Gavarni : LEÇONS ET CONSEILS, n° 4 (Cbarivari, 27 novembre 1839). — Le texte complet de [a légende comporte, après sainte, les mots : «la critique est au-dessus de F’Art.
Page 88. «La peinture n’est que de la morale construite», Histoire de la peinture en Italie, p. 338, n. 2.
À propos de la note. IT faut croire néanmoms que Baudelaire revint quelque peu de son enthousiasme pour Haussoullier..[l.ne lui accordera pas une ligne dans sa critique du Salon de 1859 où cet artiste avait pourtant envoyé cmq tableaux.
Page 90. Raoul Rochette, l’archcologue.
«ll y a autant de beautés qu'il y a de manières habituelles de chercher le bonheur». — Nous n'avons retrouvé dans Stendhal qu’un texte approchant : «La beauté est l'expression d’une certaine.» manière habituelle de chercher le bonheur; les passions sont la manière accidentelle.» (Histoire de la peinture en Italie, note du ch. cx.) +
«ll faut donc, avant tout, connaître les aspects de la nature etles situations de l’homme...» «les situations de l’äme...».
Page 94. «les lignes de vie, plus roses et plus vineuses...» — Texte de 1846 : et presque vmeuses.
Page 95. «...l’arrangement de ces tons...» — 1846: de $es tons.
Page 97. Le peintre CATLIN, qui a donné son nom à une galerie du National Museum de Washington, étant ignoré de la plupart de nos encyclopédies, mentionnons qu'il naquit en 1796, mourut en 1872, passa une dizaine d’années parmi les peuplades indiennes d'Amérique dont son pmceau a retracé Ja vie pittoresque, amena par trois fois des Sioux et des loways dans les principales Capitales européennes, publia maints ouvrages consacrés à ses amis de couleur. (Voir notre note sur la page 318.)
«...une gamme complète des couleurs et des sentiments...», voir nos notes placées sous la pièce IV des FLEURS DU MAL, Correspondances. -
Page 100. L'article de Thiers a été reproduit dans son Salon de mil buit cent vingt-deux, in-8°, Paris. Maïs, chose curieuse, Ja conclusion de l’article (11 mai 1822) a disparu, dans le Salon!
—— 1845 (extrait de l’article de Thiers), Delacroix est écrit de Lacroix.
«Le Dante, supposé vivant, a l’horribletteinte des lieux.» — Texte de 1868 : l’horrible teint des lieux. !
Page 102. «Il n’était pas encore question de Rubens.» — Le texte de l'édition collective donne : Il n’est.
Page 104. On sait que Baudelaire goûtait particulièrement Les Femmes d'Alger. Il en possédait une copie, par Emile Deroy. (Voir la biographie de Charles Asselineau, p. 9.)
Page 108. Ces lithographies ont été reproduites dans le Peintre Graveur, t. II, de M. Loys Delteil.
La citation de Heine est extraite de son Salon de 1831. Page 112. «des bijoux et des insignes du luxe...» — 1868 : de luxe.
Page 114. «L’hémicycle des Beaux-Arts. ». — II s’agit de Paul De-
laroche.
L'Apotbéose d'Homère décorait encore le plafond d’une des salles du Louvre, au rez-de-chaussée.
Page 116. Dans le texte de 1846, la note était ainsi libellée :« L'Enfer, de Dante, chant 1V, traduction de Pier Angelo Fiorentino, la seule bonne pour les poêtes et les littérateurs qui ne savent pas l'italien.» La suppression du passage souligné est-elle due à Baudelaire lui-même ou à l'éditeur de 1868? On peut se le demander, car de 1856 à 1860 L. Ratisbonne avait publié, précisément chez Lévy, une nouvelle traduction (en vers, à ce qu'il disait) de la Divine Comédie.
Page 119. «ses lithographies st amèrement critiquées». — Évidemment le Faust et l’'Hamlet.
Page 120. «.…. plamtive et profonde comme une mélodie de Weber.»
— Cf. la strophe des Phares, citée p. 249.
MACREADY. — Il semble que Baudelaire n’ait pas dû le «connaître » autrement que de réputation, car l’illustre tragédien parut à Paris, pour la dernière fois, en 1828. gd
Page 124. «.. de grandes femmes pâles, noyées dans le satin». — Cf. FLEURS DU MAL, Le Cadre:
Dans les baisers du satin et du linge.
Page 125. «Je me rappelle pourtant une lithographie...». Elle est de Tassaert et appartient à la suite : Les Amants et les Époux. Eégende : «Ne fais donc pas la cruelle!»
Page 133. . des anciens maîtres les plus hardiment colorés...» — Texte de 1846 : le plus hardiment colorés.
. tous les objets colorés avaient une transparence vive et animée.» — 1846 : allumée,
Page 135. PENGUILLY-L'HARIDON. — Baudelaire goûtait particulièrement son talent. Il pensa même, un moment, lui confier l'illustration des FzEURS DU MAL. (Noir notre édition de ce livre,
P. 370.) Page 136. On sait que le Punch avait pour sous-titre : che London Charivari.
Page 139. MULLER, auteur notamment d’un Sylpbe endormi.
—— «.. la boutique Deforge». — Deforge, Couleurs et Curiosités, boulevard Montmartre, 8.
Page 140. «Quant à M. Hafiner...» V. p. 42 et 58.
Page 143. «Telle main veut tel pied...». Diderot a dit de même:«Un.
bossu est bossu de la tête aux pieds.» (Essai sur la peinture.)
Page 145. «... Michel-Ange, qui est à un certain point de vue l'inventeur de l’ideal chez les modernes...» — 1868 : à un certain point de vue de l'idéal l'inventeur chez les modernes.
Cette variante semble bien ne correspondre qu’à une erreur du prote. En 1846, Baudelaire procédait particulièrement de Stendhal et celui-ci, dans son Histoire de la peinture en Italie, ch. CXLVII et CLVI, a salué en Michel-Ange l'inventeur de l'idéal moderne.
Page 148. Angélique, — Lire : Angélique et Roger (Louvre).
Page 150. « .… la Fille de Jepbté pleurant sa virginité...» — Les deux premiers mots avaient été omis dans le texte de 1846. — Cette toile avait été exposée au Salon de 1836.
Page 151. «.… hoffmannesque.…. » — 1846 : hoffmanique. Page 152. L'article de Gautier, La Presse, 7 avril 1846. — Cette
année-là, Gautier avait notamment tressé des couronnes à Ary
Scheffer.
Page 153. «Ce n’est pas avec des crayons...». Vidaln’avait exposé
que-des pastels. — L'Amour de soi-même, dessm (Salon de 1845).
Page 144. «... tout ce qui est insignifiant, ou qui est l’effet d’une dé- PS £ q 8 SEL CE | gradation accidentelle.» — Les deux mots en italique ne figurent pas dans le texte de 1846.
Page 155. «... exprimé par le pmceau...» — Coquille du texte de 1846 : sur le pinceau.
—— Le jeune Lambton (Lawrence).
—— La Dame au chapeau de paille, probablement Ie Portrait de la comtesse Spencer ( Reynolds).
Page 156. Le «chien Berganza». — Voir HOFFMANN, Fantaisies à la manière de Callot.
Page 157. «M"° O’Connell sait peindre librement et vitement.» — Le texte de l'édition collective donne : «vivement». Mais la première version nous semble préférable : Baudelaire, souvent, ayant insisté sur les avantages qu’un peintre retire de la vitesse d'exécution. — Il semble qu'il connut M®° O’Connel, qui était des amies de
Champfleury. Voir la Correspondance.
Page 159. Le Globe... le journal dont Cassagnac était directeur.
Pages 162-163. «... tel autre grand homme dont l’austère hypocrisie a rêvé le Consulat...» — Béranger.
Page 165. Nous n'avons qu'un temps à vivre... — C" de Bonneval. Page 167. «son royaume de parade...» — 1846 : parades.
Page 170. «La vogue passagère de M. Ary Schefler fut un hommage à la mémoire de Gœthe». — Réponse à Th. Gautier qui, à La Presse, dans son Salon de 1846, avait écrit que Marguerite appartenait à Scheffer presque autant qu’au poète de Weimar.
Page 171. Pauvre fileuse!, tableau de M°° Céleste Pensotti. — Aujourd'bui et Demain, tableaux de E.-Ch. Landelle.
Page 172. L'Indiscret, tableau de H.-G. Schlésimger.: — La Permission de dix beures, d'Eugène Giraud (1839). — L'Amour au château et l'Amour à la chaumière, de Compte Calix. — L'Amour à lawille, de Pierre Cottin, d'après Guillemin. Une Vie de jeune fille, tableau en cinq compartiments (le St. vous; le bal; le luxe; Ja misère; Saint-Lazare), par Charles Richard. — L Ame d'une vierge folle, peut-être la Charité par E. Béranger, auteur aussi d'une Jeune fille faisant bouillir son lait. *
Fé 1x, pâtissier en renom, 42, rue Vivienne.
Page 173. «.… qu'ils se donnent de mal pour se tromper!» — 1846 : pour croire l'erreur!
Page 182. «.. sauf les puces de M. Mecissonter...» — Dans cette Étude de Saint-Cloud, le paysage était de Français et les figures de Meïssonier.
Page 187. «... elle est en même temps vague et insaisissable...» — 1846 : elle est vague et imsaisissable à la fois.
Page 188. «.. autrement dite des Caraïbes.» — 1846 : autrement dit.
Page 189. David d'Angers n’est cité ici qu'en exemple. Il n’avait rien envoyé au Salon de 1846.
Le buste de Feuchère était celui de Provost, le sociétaire de la Comédie Françuse.
Page 195. . un chapitre fameux d’un roman romantique e.. » — NOTRE- Die DE PARIS, livre cinquième, 11, Ceci tuera cela.
Page 197. «.. le suicide de Jean-Jacques. ..». — Question encore très controversée.
. le suicide étrange et merveilleux de Rafaël de Valentin.» — 1846 : de Rastignac. Evident lapsus. — On sait que Rafaël de Valentin est le héros de La Peau de chagrin.
Page 200. L'abbé Moniès fut le premier aumônier de Ia Grande Roquette. C’est lui notamment qui assista Lacenaïre en 1836.
Page 2o1. FoNrANARES? Nous avons cherché vainement ce nom dans les romans de l’époque romantique, et vainement aussi posé la question dans l'{ntermédiaire des Chercheurs.
Si bien qu’en désespoir de cause, nous avions adopté une suggestion d’Henry Céard tendant à trouver dans Fontanarès le mystérieux «chercheur de tendresse», Auguste Fontaney qu'a peint George Sand dans l’Histoire de ma vie.
Mais récemment notre très distingué confrère, M. Georges Batault, a apporté sur la question tous les éclaircissements désirables (Mercure de France, 1-IV-1931).
Fontanarès n’est autre que le héros des Ressources de Quinola, comédie en cinq actes de Balzac (1842). Fontanarès, c’est homme de génie, le précurseur qui doit expier par mille épreuves les torts de sa supériorité. Thèse chère entre toutes à l’auteur non moins qu’à Baudelaire comme on sait (cf. les Préfaces des Histoires et Nouvelles Histoires Extraordinaires).
Quant aux termes de l’invocation : «et vous, Ô Fontanarès, qui n’avez pas osé raconter au public vos douleurs sous le frac funèbre et convulsionné que nous endossons tous», ils s'expliquent du fait que l'action, dans les Ressources de Quinola, se passe au xvI° siècle, et que par conséquent Fontanarès porte non pas le frac, mais le pourpoint.
LE MUSÉE CLASSIQUE