DU BAZAR BONNE- NOUVELLE
Feuilleton du Corsaire Satan, 21 janvier 1846, signé Baudelaire- Dufays.
On appelait Bazar Bonne-Nouvelle de vastes galeries situées tout près de la porte Saint-Denis, sur le boulevard du même nom, qui abritaient des magasins de toute sorte, et au-dessus desquelles s’étendait le plus grand café de Paris.
I semble bien que l’expression «musée classique» appartienne à Baudelaire. Le livret porte en effet pour titre : «Explication des ouvrages de peinture exposés dans la galerie des Beaux-Arts, boulevard Bonne-Nouvelle, 22, au profit de la caïsse de secours et pensions de la Société des Artistes le 11 janvier 1846.»
Page 205. «...la jouissance de dix tableaux de David et onze de Ingres.» — 1846 : de David et d'onze de Ingres.
Page 208. «il y a à de quoi confondre l'esprit.» — Le mot en:italique ne figure pas dans le texte de 1846.
Page 209. «les vers de Virgile». — Énéde, Il, v. 506 et suiv.
(note). — L'ouvrage intitulé Louis DAvID, Souvenirs et docments inédits par J.-L. DAvip, son petit-fils (Victor Havard;. 1880), rapporte que ce tableau, rendu à son auteur en 1795, fut acheté 100,000 francs à la succession du peintre par M°° de Morfontaine, fille de Lepelletier, qui y fit enlever les attributs — notamment l'épée dont la lame portait le nom de Pâris, et qui traversait un papier où on lisait ces mots : Je vote la mort du tyran:
Cette toile était, en 1880, la propriété du marquis de Boïsgelin.
Page 213. Titre exact de Ia toile. — Le Tintoret peignant sa fille morte (1845).
Au sujet de Ja note : On sait que Baudelaire, de par sa liaison avec Jeanne Duval, était bien placé pour faire cette remarque.
Page 214. «...son illustre condisciple». — Cogniet et Delacroix avaient été élèves de Guérm.
Le chapitre 1 a paru dans le Pays, 26 maï 1855, et le chapitre In, même journal, n° du 3 jum 1855; contrairement à ce qu'écrit le vicomte de Spoelberch de Lovenjoul dans ses Lundis d’un chercheur (p. 274), le chapitre 11 n'existait pas qu’en épreuves lors de [a publi: cation de l'édition collective; 11 avait paru dans Le Portefeuille, n° du 12 août 1855, annoncé comme suit :