DU ROI DES YTOLOIVS
11 lie s'agit point ici de cette espèce de primauté qui est le privilège du talent; le i^oi des violo?is n'était pas, comme on pourrait le croire, celui qui jouait le mieux de son instrument , mais un maître de danse qui exerçait en France une juridiction bizarre sur tous les maîtres de danse et même sur tous les musiciens du royaume , et qui les obligeait à lui payer une certaine redevance pour avoir le droit de faire usage de leurs talens. Cette singularité , qui donna lieu à beaucoup de contestations et de procès, mérite d'être observée dans son origine. On sait que l'on donnait le nom de méncslrels ou mciielriers aux musiciens ambulans , qui allaient de château en château, chantant des chansons et des poésies chevaleresques, et s'accompagnant de quelque instrument. Celui dont ils se servaient habituellement était le violon, au-