DES VERS LÉONINS
On appelle ainsi les vers latins dont le dernier mot
rime, avec Thémistiche. L'étymologie la plus probable
de ce nom est celle que donne Pasquier, qui le dérive
de Leonius ou Leoninus, poète qui vivait sous Louis VU.
Les bons poètes latins ont connu et même ont souvent
employé les vers léonins. Un curieux a fait le calcul
suivant sur les vers léonins que Ton trouve dans Virgile :
Les Bucoliques en renferment 75
Les Géorgiques 198
L^Énéide 651
Ce qui représente un total de 924
Dans ce calcul ne sont pas compris les vers dont la césure, bien que léonine, s'élide pour la mesure, ni ceux où la césure du troisième pied est suivie de la conjonction que.
Or, la somme des vers de ces trois ouvrages s'élevant à douze mille neuf cent quatorze, il en résulte que sur quatorze vers de Virgile il y en a un léonin, On rencontre aussi fréquemment des vers léonins dans Horace.
Tabouret a rapporté un grand nombre de vers léonins