ARIEL
Écoutez, écoutez : j'écoute li'bymne éclatant du chantre du malin, Et jusqu'à la céleste voûte Sa voix porte notre refrain.
FERDI!fAKD.
L> oiJi peuvent provenir ces sons mélodieux?
De la terre ou de Tair? Je ne les entends plus. Va quelque dieu de l'ile ils forment le cortège. Et sans doute qu'au loin ils ont suivi ses pas. Tandis que je pleurais, assis sur un rocher, Le naufrage où j'ai vu périr le roi mon père, Sur la face des mers, cette douce harmonie Jusqu'à moi s'est glissre, et ses accords touchants Apaisaient à la fois les flots et ma douleur. Pensif, je l'ai suivie, ou plutôt, Je le sens, J'arrive jusqu'ici par son charme etitralué.
Hélas I elle a cessé Non, elle recommence.
VRRS BLANCS. 46
ARIBL.
Ton père dort au fond de la mer bondissante;
Ses 08 sont clian«;és en corail, Et la perle arrondie, à lYcaille luisante,
De ses yeux remplace Témail.
Tout ce qui fut en lui de nature mortelle,
Tout, hormis son souffle animé,
En une substance nouvelle S'est Yu par l'Océan richement transformé.
Par les nymphes des mers, dans leur verte demeure,
Son glas est tinté d'heure en heure;
J'entends ses sourds bourdonnements.
CHOBOR DE GÉNIES.
Écoule les frémissements
De l'airain frappé d'heure en heure.
L^ex-roi de Hollande, Louis Bonaparte, a fait imprimer à Florence, en 1827, un recueil de poésies dans lequel il propose un nouveau système de versification et donne, dans des vers appelés harmonic(hrhythmique$f de nombreux exemples de sa comjposition; mais il n*a pas été plus heureux que ses devanciers'.
Uempereur chinois Rhian-Loung a composé des vers mandchoux rimant au commencement et à la fin *.
* On peut encore consulter la Prosodie de Vècûle modeme, deM. W. Tenjot. 1844, in-18.
* Los Arabes se sont exercés beaucoup dans ce genre de diflicullés. Tograî et Ihn Doréid sont auteurs de deux poèmes dont tous les vers 5ont terminés, dans te premier, par la lettre L, et, clans te second, par un elif bref.