ÉPITRES FARCIES
Orienlis partibiis Sareinis aptissimus
Adventavil asinus Hez, nte àae^ fiez!
Pulclier et forlissimus,
Voici une autre hymne farcie chantée à Évreux dans la Fête des cornards. Elle a été insérée dans le Mercure d'avril 1725.
De asino bono noslro Me\iori et optimo Debemus faire feste»
En revenant de Gravinana ((iiavigny) Un gros chardon reperit in via, // lui coupa la teste,
Vir monacbas in inense jiitio Egressus est e monasterto :
Cest Dom de la Bucaille Egressus est sine liccniia Pour aller voir Dona Venissia Et faire la ripaille.
Le style farci fut souvent employé dans les chansons destinées à devenir populaires, entre autres dans la chanson adressée à Abailard par un de ses disciples, nommé -flilaire, lorsque de méchants propos rapportés par un serf déterminèrent le premier, qui s'était retiré au Parade l, à renvoyer ses nombreux auditeurs. Cette pièce, en dix strophes, a été composée avant 1140, et insérée dans le premier volume du Recueil des chants historiques français, de M. Leroux de Lincy, 4841, in-48.
Lingua servi, lingua perfidie
Rixe motus, semen discordie,
Quam sit prava sentimus bodie,
Subjacendo gravi sentencie :
Tort a vers nos H mettre (Le maître a tort envers nous).
Citons encore cette chanson à boire de Panard, composée six siècles après la pièce précédente :
Bacchiu, cher Grégoire, Nobis intfierai ,\ Chanlons tous sa gloire»
Etquisque bibat; Hâtons-nous de faire Quoddmderat; Il aime en bon frère Qui sœpe bibat.