ACROSTICHES
e^omme Dido, qui oioiiU se courrouça,
t-ors qu'Ëneaa seule la délaissa
ïicn son pays; tout ainsi Maguelonoe '
^em son deuil : comme très-saincte et bonne
^n l'bospital toute sa fleur passa.
2ulle fortune oncques ne la blessa ;
»-joute constance en son cueur amassa
aîieulx espérant : et ne fui point félonne
Gomme Dido.
>u8m celuy qui toute puissance ba, :een7oya cil, qui au bois la laissa cù elle estoit : mais quoi qu'on en blasoone, ^ant eut de deuil que le muode s'estonne Que d'un coulteau son cueur ne Iranspersa,
Comme Dido.
Ce fut surtout au dix-septième siècle que les acrosti* ches furent en honneur. Parmi les ouvrages publiés à cette époque, il en est peu qui ne contiennent les acrostiches les plus bizarres, en Thonneur, soit du personnage auquel le livre est dédié, soit de Tauteur lui-même. — De ce nombre est Facrostiche placé en tête de TOriselle, ou les Extrêmes mouvements d'amour, tragi comédie en cinq actes, en vers, dédiée à monseigneur le maréchal de Bassompierre ; par Chabrol. Paris, Matthieu Colombel, 1633, in-8". 11 montre à quel degré de platitude pouvait arriver récrivain qui soumettait son esprit â de pareilles tortures.
^ La Maguelonnc dont il est ici question est rhéroïne du roman jadis rrès-céièbre de la belle Maguelome et de Pierre de Provence.
fonder sur ses eiploits un respect i^avonble, ItendRe & tous les mortels sa faveulUdo SB able, ^8 s A illir les destins et les TAincre ^ la fois, SionobstaNt tous les traits de l'ilVfortu Zcinéme. A onsidérer Combien son prinCe en se A ret l'iiime, objecte à yOs haineux les sOins d'un bOn François, •■e me croirols vraiment atteint d'ingrat h tude, Vi je ne vouS effrois ceS fruits de mon e V tude, Vont le naïf Desseia Demande votre aQveu; Ht si TOUS agréBs cBs termes de la guBBrre, M urinant sur le Bronze une fois Massompierre ^tt lieu de m Ars, Après on vous encroir^ dieu, 9Bans doute ieS assauts (Sur les troupe V angloises V ont dignes d*empe Scber les étrangère m noises, 9 ù leurs cO u p s r e d Oublés subirent v 9 tre effort : dais sans Mettre en oubli coMme à l'heure g|ars Même «||Ottr n'aiPprocber vos Fas avec Nei||tune même mI fuyolt, d'où l'Ânglois vint recevoHrfo moit RncorB; mais le temps pour l'hEure m H dispense, ' ItestReignant mes escrits aux Rigaeu (B s du silence î |t a Rement peut-on voir sans guerRedésa |P roy. Mn cela vous avez prévu vostr H anagramme.
Qui disposant mes vers par le fil de ma trame
Vous dit : FAIS DES AWS All>RèS DE CE DON ROT.
* Le sonnet acrostiche suivant, qui présente une double acrostiche vaincue, puisqu'il est en écho, est un digne pendant de la pièce précédente. Il a été composé après la victoire remportée, en 1693, à Marsaille, par Catinat. Le Dictionnaire de Trévoux, auquel nous l'empruntons, n'en nomme pas l'auteur.
r*e braii de ta candeur, dont n'approche penonne» mnme.
on sait Je ttisle état où sont tee enneoiis «ttf.
doudroieat'ils s'éiever, bien qu'ils soient terrassés anez?
^is connoîtront toujours la yictoire immortelle teUe.
cr.uperbes alliés, vous suivrez \qs exemples amples
c'Âlger et des Génois implorant un pardon don.
~n vain loule l'Europe oppose ses eflbrts forts :
bealaillon^ sont forcés et villes entreprises prises.
ob! que par t»nt d'eitploUs vous serex embeltis, lU!
cjotre gloire en tous Vieux da combnt de Marsaille aUle, -
pendant la ligue entière après mille rombats bêi!
^elge, tu marciieras pareille à ia Savoie me:
en te voit tout tremblant aous un. tel souverain, Bhm:
.^oua te verrons aussi sous un roi si célèbre, Èln'e.
Il y a quelques niot9 acrosUches qui sont devenus célèbres; comme le, mot giec icUthuSy poisson» par lequel les premiers chrétiens désignaient le Christ et que Ton retrouve dans un grand KK>mbre d'inscriptions. 11 est formé des' lettres initiales de la phrase suivante : I$sous Chrislos iheou uios soler, Jésus-Christ, fils de Dieu, sauFOur. — "Tel est encore le surnom de Cabal, donné au C(»»seii de'CKarles \l, roi d'Angleterre, parce qu'il était composé des cinq personnages suivants :
ftlilïbrd.
>shley.
auckingham.
>rlingt(m.
r-iauderdale.