‹ Curiosités littérairesChapitre 41 sur 84 · III. lje« livres de* Machabécs · texte numérisé non relu

III. lje« livres de* Machabécs

L'auteur du premier livre, historien assez estimable en quelques points, se montre, sur les pays étrangers, aussi ignorant que Tont toujours été ses compatriotes. Il en donne des preuves multipliées, en parlant des relations qui, selon lui, ont eu lieu entre son peuple, les Romains et les Lacédémoniens, et surtout en insérant dans son histoire des lettres qui n'offrent aucun caraotèi"e d'authenticité. Ce livre, rejeté par l'Église du temps de saint Jérôme, a été admis par le concile deCarthage, en 597, et par le concile de Trente.

Le second livre des Macfinbées commence par deux lettres, dont la seconde, datée de l'an 188 des Séleucides, est adressée par les Juifs, le sénat et Judas Machabée, à Aristobule et aux Juifs d'Alexandrie. Elle ne peut pas être authentique, mais doit avoir été fabriquée par un Juif helléniste, qui ne connaissait pas même Thistoire de son pays. Ainsi Judas Machabée, au nom duquel celte lettre a été écrite, l'an 188 de l'ère des Séleucides, était mort dès Tannée 152.

La seconde section de ce livre, écrite par un Juif de l'école d'Alexandrie, est d'un style boursouflé, prétentieux et plein d'antithèses. La chronologie, erronée d un bout à l'autre, est en contradiction avec les histoires profanes, et même avec le premier livre des Mackabées; enfin, l'auteur est tellement ignorant, qu'en citant une lettre du sénat de Rome, il emploie l'ère de Séleucus.

Le troisième livre des MacLabees^ composé par un

im CURIOSITÉS LITTÉRAlUtS.

Juif de l'école d'Alexandrie, est une misérable rapsodie qui ne mérite-pas le nom d'histoire.

Il est fort difficile de regarder ce livre comme historique. Il ressemMe à un foman dont Tauteur paraît avoir entièrement négligé toute vérité historique, toute chronologie, et les premiers éléments de la géographie. Quelques interprètes pensent qu'un Juif ignorant a voulu consigner dans cet ouvrage la tradition qui attribuait â la ruse d'une courtisane la délivrance d'une ville assiégée dont le nom était oublié. Pour rendre sou récit plus intéressant, il y attacha le ncmi d*un conquérant célèbre. La ville porte un nom significatif (Béthul, vierge).

Saint Jérôme faisait bien peu de cas de ce livre, car il dit dans son commentaire sur Aggée : « Celui qui ne boit pas mourra de soif» comme cela se dit au livre de Judith, si tant est que quelqu'un veuille recevoir le livre d'une femme. •

Les locutions grecques que renferme le livre de Judiûi prouvent qu'il est l'œuvre d'un Juif helléniste» et non une oompoeition hébraïque.

¥. Le deuxième Uvre d'Esdras.

Outre le livre û'Esdms, généralement i'econnu comme canonique, on trouve dans la traduction grecque de l'Ancien Testament un autre ouvrage historique attribué au même auteur, et qui ne paraît être qu'une traduction amplifiée du livre hébreu à'Esdras. Le style en est assez puf . Cité souvent par les Pères de TÉglise, ce livre n'a pas été déclaré canonique.

Wl. Le Wwt« de B ameh .^

Les deux lettres qui composent ee livre sont pleines d'erreurs chronologiques et historiques; elles ont été fabriquées par un Juif fort ignorant des circonstances dans lesquelles il place sa composition.

Le concile de Trente ne nomme pas Baruch parmi les livres canoniques.

Page 1