CHANSON DE LA PLAINE
Quin (1z*en*omo de ma Liaudinna, Dzin ne mingov'a mins desis ; Sa poin-na fase bln ma poin-na»
Seus pialsis eran mins piaisis.
No se disiens sovin Tion Vatrou, Que no se n'amerienstorzous; Me, Tour-indret, rin ame n'atrau Ltaudin-na eubli neutis amoos.
Drct loa matin a la prélia No menovano neutés mautrns, nz'era cheto près de ma mia ; Le coniminchOT'na chinrhon.
Api d'apré çan no dinclioran.
In no tégnant los douve mans, AUiegrous Icus maoutons satovan ; Hé no ne vons po mais iusan.
La lou pia megnon, les mans blincé, Lou pe torzou bin trenato; Fè tota prin-ma su les hincé Et, ma flon, bravamin mendo.
L'e revoillia commin na ratta, Et chintou coumm'cn reussigneu.
Oh mé, et A villaina satta !
D'eunotrou le fa lou bonheu.
Quand j'étais aimé de ma Claudine, Rien ne manquait à mes désirs; Sa peine faisait bien ma peine.
Ses plaisirs étaient mes plaisirs.
Nous nous disions souvent l'un ù r nuire Que nous nous aimerions toujours :
Mais, à présent, elle en aime un aulre, Claudine oublie nos amours.
Dès le matin, ù la prairie, Nous menions nos moutons ; J'étais assis près de ma mie ; Elle entonnait une chanson.
Puis après cela nous dansions.
En nous tenant les deux mains.
Joyeux les moutons sautaient; Mais' nous n'allons plus ensemble.
Elle a le pied mignon, les mains blanche Les cheveux toujours bien tressés ; Elle est toute mince sur les hanches, Et ma foi, joliment mise.
Elle est réveillée comme une souris, Et chante comme un rossignol.
Oli mais ! cette cruelle traîtresse !
D'un autre elle foit le bonheur.
* Tome Vil, Vocabulaire de la langue ruslique et populaire du /vra, j»ar M.Monnier.