PÉTAUD
Chacun y contredit, chacun y parle haut, Et c'est tout justement la cour du loi Pétaud.
Les PÉTAUDs s étaient autrefois une certaine espèce de soldats, de fantassins dont le nom venait probablement du mot latin pes^ pied II en est question dans Froissard. Or, comme il y avait en France , à cette époque, force routiers et grandes compagnies , c'est-à-dire force troupes de brigands, composées sans doute en grande partie de ces fantassins qui , à la paix, n'avaient plus rien à faire ni rien à manger, pétaud et brigand ne tardèrent pas à devenir synonymes ; et comme leur chef ou roi ne devait pas être toujours en état de maintenir l'ordre parmi ses subor« donnés , de la vint le proverbe : c'est la cour du roi Pétaud ' , proverbe dont la signification est trop connue pour avoir besoin d'être expliquée.
Cette phrase, cependant, a donné lieu à une interprétation différente, mais qui nous parait moins juste et qui est démentie par l'orthographe. Dans cette seconde hypothèse, pétaud viendrait encore du latin , de peto, je de-
i V. Dcale, Beeherehet tur le culte dliis chet le$ Paritiens. 9 On dis lit plutôt encore p^oi», pton, d'où le nom des soldils ùu\ échecs cl le mot pionnier, '* Pétaudière en est le dérivé et le synonyme.
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mande , et ce seraient des mendiants réunis en communauté qui auraient donné ce surnom ùleur roi.