‹ Curiosités philologiques, géographiques et ethnologiquesChapitre 21 sur 31 · PHILOLOGIE CONJECTURALE · texte numérisé non relu

PHILOLOGIE CONJECTURALE

Kouio kououi kououi kououi koui koui koui koui ghi glii

gbi;

GhoU ghoU gboll gholl gbia lududoi.

Koui koui l)orr ha dia dia dillbi !

Hets bel3 hets bets bets bets bets bets bets beis beU beU hets bets bets.

Touarrho trosleboi \

Kouia kouia kovia kouia kouia kûuia kouia kouiati;

Koui koui koui io io io io io io io koui

La lyle lob didi io kouia.

Uigoaiguai guay guai guai guai gaai goal kouior taie tsopi. »

Ce poëme de Philomela, qui n'a que 70 vers, il est vrai, mab 70 vers presque aussi difficiles à traduire que le chant du rossignol, ce poëme n*a point effrayé le laborieux abbé de Marolles. Il en a fait une traduction (prose et vers) qu'il a publiée dans son Recueil de diverwê piéceê d'Ovide et d'autres poètes anciens ', et que Charles No«* dier a Jointe à son commentab'e. Ce n'est point nous écarter de notre si;\iet, que d'en citer un curieux écban^ tillon. Voici le texte latin :

Cucurrire solet gallus, gallina gracillat,

Pupillat pavo, trissat birundo vaga.

Dum clangunt aquilœ, vultur pulpareprobatur;

Et crocitat corvus, graculus at frigulat.

doctorat immensode turre ciconia rostro; Pessimus at passer tristia flendo pipit.

Voici la traduction en vers de ce morceau.

Le coq a jour et nuit son haut coqueliquais ; 1 Paris, 1661, in-S>>, pages SO et saivanles.

Cocadaste a la poule et le paon poupe gais ; L*hirondelle trinsotte, et de l'aigre trompette L'aigle imite le son, quand le vautour palpette. Le noir corbeau croasse ; et le geaî gris et vert Frigulote au'printemps, en automne, en hiver. La passereau pépie en pleurant sa couvée.

Du sommet d'une tour la cigogne élevée Pousse d'un bec fort long sa glottorante voix.

Veut-on maintenant savoir quels sont les noms que donne en prose l'abbé de Marolles aux divers cris des animaux ?

La mésange tintine, la grive gringotte, Tétourneau pisote^ la perdrix caquate^ l'oie gratonne^ la grue gruine^ Tépervier et l'autour piaillent , le milan lippe, la pie jase, le butor hoiiffe, le tigre rougnonnCf le léopard miaule , l'ours grommelle, le sanglier roiime, l'éléphant harronne, lé cerf zée, Tâne sauvage hrame, le grillet grillotte, la souris chicotte, etc.. Tous ces mots ne valent pas les délicieux vocables créés par Pline dans sa délicieuse page sur le rossignol, où toutes les variations du chant trouvent leur définition.

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