‹ Curiosités théologiques, par un bibliophile [P.G. Brunet]Chapitre 6 sur 15 · U» G1>RI0S1TÉS THÉ0LOGIQ1X · texte numérisé non relu

U» G1>RI0S1TÉS THÉ0LOGIQ1X

e^NTiti ne penyeat emporter la vertu da HkédieamettU lin aavire est-il surpris par une tempête, on munit Ions ses agrès de semblables papiers, et on ne doute pas qiam la i^sanee des démons qui troublent les airs ne mH ainsi tentto en éehee*

LeeParsees ou adorateurs du feu prétendent être restés fidèles aux doctrines de Zoroastre ; ils subsistent encore, mais en petit nombre, sur le littoral du goif^ Persique, à Bombay et dans les provinces voisines, fl est question dans leurs livres d*un âne à trois pieda^ pkeé au milieu de FËuphrate ; il a six yeux, neuf bouches, deux oreilles,et une corne d'or ; il est blane e| nourri d'un aliment céleste; mille hommes et mille ani* maux peuvent passer entre ses jambes; c'est lui qui purifie les eaux de TEuphrate et qui arrose les sept contrées de la terre. S'il se met à boire, les poissona créés par Ormusd engendrent, et les créatures d*Atvri» mM o« du mauvais principe avortent.

!••• AfrioaiBS.

Les nègres de la côte occidentale d'Afrique (mt un grand nombre de prêtres un peu sorciers qui se mèi^U de conjurer les mauvais esprits, de faire tomber la pluie, d'arrêter les épidémies, etc. Leur chef est appelé le cfaalond)e, et il est honoré comme un dieu« U garde dans sa maison le feu sacré» et il le vend au peuple à un prix excessif; aussi est-il défendu d'entrer dans sa demeure sous les peines les plus sévères. On croit qud si cal important persosnag^ i^iaâv i %^c.c«^saher k un» mm juttnrelle, le moa&e ftuvmx vt^i£fitf^f»K^x\ v^ssx,.

cDRro;siTÉs théologïques. igr

lorsqn'il est atteint d*aiie maladie grave ou lorsqu'il est panrenn à nne grande Tieillesse, on l'étrangle oa OQ' Tassomme d*an ooop de massne.

Dans le royaume de Loango, en Afrique, en pense qu'il y a dans la famille royale un certain nombre régli d'âmes qui reste toujours le même ; celles des déftmti passent dans les enfants qui naissent.

Les insulaires de Socotora font tous les ans une procession en l'honneur de la lune, et on coupe les doigts à celui qui veut porter la bannière. Après cette opération^ il est regardé comme un martyr, et on lui accorde différents privilèges^ (Tensel, Vila S. Xavierii.)

Dans certaines peuplades africaines, celui qui se mariait ou qui se faisait percer les oreilles se coupait deux doigts de la main et les présentait à Tidole.

Chez des tribus de la côte occidentale, Toffrande de» victimes humaines est un acte très-fréquent ; le grandi prêtre est le grand sacrificateur ; lui seul a le droit dd plonger le couteau dans le sein des victimes II se prépare pendant un certain nombre de jours à cet acte solennel parla retraite où l'accompagne toujours celui on celle qui doit être sacrifié. Chez qucilques peuples, ces sacrifices n'ont lieu qu'à l'occasion de quelques grandes calamités attribuées au génie du mal, lorsqu'il y a, par exemple, une forte épidémie, ou lorsque le monarque est atteint d'une maladie dangereuse. Dans Tintérieur les immolations sont nombreuses ; le grand prêtre est toujoursconsulté, et lui seul décide si des victimes sont nécessaires.

Tl existe chez les nègres du Sénégal une caste parti» culièrc; celle des griottes; c'est elle seule qui est en possession de fburoif des poètes et des musiciens. Elle descend directement du diabVe, &'\\ \^\i\ s'^'^\^^\^'^^^^ â une rîeilh légende -atncaVud qjixwi n^1^«^

ns CURIOSITÉS THÉOLOGIQUES.

conte en ces termes : « Le méchant esprit, s'étant fi^t homme, commettait tant d'abominations qu'on le jeta dans la mer, mais nn pécheur prit et mangea on poisson qui avait avalé da corps du Malin... et le mauvais génie ressuscita en lui. lÀ pécheur fat lapidé et enterré profondément ; par malheur le vent le découvrit et en emporta quelques lambeaux dans les aliments 4'an chasseur, qui devint un nouveau démon. On s'empressa de Texterminer, son corps fut réduit en poudre ;aussi fine que la poussière du désert, et on le lança dans l'espace; mais un homme qui était poète et musicien en respira quelques atomes, et le diable reparut en lui. Cette fois on laissa vivre le possédé, et les griotfes sont ses descendants.

A Madagascar on vénère un fétiche appelé oly; c'est une boîte remplie de substances assez dégoûtantes, telles que du sang de serpent, de la chair de crocodile ou d'ennemis égorgés. Les insulaires portent ce talisman attaché au cou ou à la ceinture ; et ils se croient alors en droit d*affronter impunément tous les dangers. S'il leur arrive quelque malheur, ils plantent une perche au haut de laquelle ils placent leur oly; ils lui adres- . sent des réprimandes, lui reprochent son ingratitude et le frappent avec des bâtons. Ils ne doutent pas ensuite^ 8*ils sont plus heureux, que ce changement de fortune ne soit le résultat de la correction infligée au fétiche.

Les nègres de la côte d'Or ont diverses manières de

* consulter leurs idoles ; une d'elles consiste à prendre

au hasard une poignée de noix et à les jeter à terre.

Le présage est heureux ou sinistre, selon que le nombre

des noix est pair ou impair.

Chez quelques peuplades de la Guinée, s'il arrive fa*ane femme accou(î\!iô ^^ ^«va. wi^asû&'^Vi.^s^a»^^s^ immole les enfaiils cWa xn^tç^kxvxi vVv«^ ^^Q^^'^'^^^^^

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résider dans les bois. Le mari peut racheter sa femme, s'il le veut, en faisant égorger nn esclave à sa place ; quelques-uns usent de cette faculté ; d'autres jugent à propo<% de laisser l'usage s'exécuter dans toute sa ri* gueur. Quant aux enfants, rien ne peut les soustraire à cet usage barbare.

La circoncision, généralement pratiquée en Afrique, est l'objet de diverses pratiques singulières chez quelques peuples. Dans rile de Socotora, au dire de certains voyageurs, on coupe les doigts de la main à tout homme qui ne serait pas circoncis. En général, c'est sur les en- &nts qu'on pratique cette opération; mais les Gallas, nation sauvage qui désole les frontières de l'Abyssinie, attendent qu'on ait grandi. Chez diverses nations de l'Afrique^ on fait des jncisionssur le corps des enfants que Ton circoncit,- sept jours après la cérémonie, les parents célèbrent un grand festin, et ils exposent sur les chemins des viandes et des boissons, dans l'idée que ces offrandes détourneront les esprits malins de nuire aux jeunes néophytes. A Madagascar, ce sont les chefs de chaque village qui, une fois par an, à une fête qui revient vers le mois de mai, exercent cette opération. Si un homme impur assistait à cette cérémonie, on ne doute point que le sang de l'enfant ne pourrait être arrêté et que la mort ne s'ensuivit. On verse sur les plaies le sang d'un coq fraîchement tué et le jus d'une herbe appelée Iota.

n y avait autrefois au Pegou une coutume qui pouvait passer comme offrant de l'analogie avec la circoncision. On attachait aux jeunes garçons, de chaque côté des parties naturelles, un grelot ou une clochette, quelquefois une boule de la grosseur d'xwaa ii^\%^Vw^wiL^^s^ gland; un voyageur dit qu*v\^ ekTi^^^\a.^x^%'yeQ5.^^ œuf de poule. Ces boules éUieuX âiç^ ^vî^^'s.m^^a»;^^^^^

S5» GU;BIIMI1V6S THJbOLOfilQ^BS.

d'argent, de cuivre ou de plomb, selou le rang de 1% persoune qui les portait. De vieilles femmes faisaienl métier de vendre ces sonnettes et de les attacher. Uo* péralion n*éKait pas dangereose^et L*incision qu'il (alUil faire se guérissait dans l'espace de sept à huit jours. Tous les mâles, et le roi lui-même, étaient obligés de se soumettre à eette épreuve.

C'était pis encoM chez quelques peuplades des Philippines. L'usage y régnait de passer aux jeunes garçons, vers l'extrémité des parties naturelles, un cloa dont la tèle était rivée et la pointe formiée en couronne. Un autre prescription religieuse qui rentre dans le môme ordre d'idées eojoint de retrancher, chez les Hottentots» le testicule gauche à tous les mâles. Tout homme qui, sans avoir subi cette opération, aurait commerce avec une femme, serait impitoyablemeiit mis à mort, selon un ancien usage; on est persuadé que tout individu, dans ce cas, ne produirait que des jumeaux. Pour pré* tenir tous ces inconvénients, on a soin de faire subir eette cruelle opération aux enfants dès qu'ils ont atteint leur huitième ou neuvième année.

La circoncision se célèbre avec beaucoup d'appareil chez la plupart des nations africaines. On attend que ceux qui doivent s'y soumettre aient quatorze ou quinxe ans et qu'ils soient en grand nombre. Lorsque l'époque est fixée, on avertit tous lessujets du roi d'amener leurs enfants; ils arrivent deux à deux, accompagnés de musiciens, et escortés de parents et d'amis qui servent de témoins à leur profession de foi et les encouragent à souffrir patiemment l'opération. Chacun se présente à son tour, et, an moment critique, la candidat tient le pouce droit élevé et prononce la (brmule de foi maho- \ê^ U est â propos ^q m»xi\i«t dit \a. %>i£tô une. ration terminée.

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Ctiei les Mexicains, il erâlaii nn usa^e qoi tappdaii la circoncision. Ou faisait luie légère incision aox j^a^ ti»» Tiriles d'nit uoaveanhBé^aôa d'en tirer QuelqiMl» gouttes de sang.

Lorsque les Goanefaee, ou anoieDS habitants des Câ;naries, manquaient de pluie, ou lorsqu'ils en avaieni trop, ou bien lorsqu'ils étaient frappés de quelque cala* mité, ils conduisaient leurs brebis et leurs ehôvreasiur une montagne, et ils séparaient les petits d'avec leurs môres, dans Vidée que le courroux des dieux était apaisé par les bêlements de ees animaux, et qu'ils (^ tiendraient ainsi ce dont ils avaient besoin.

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La Polynésie est encore le tb^tre de sacriâœs bu* , mains; ils ont à peu près cessé dans les arehipels de Tonga, de Haouaï et de Taïti , mais ils y ont fleuci longtemps ; les victimes étaient presque toujours prises dans la classe du peuple ; an prétend que les cbe£i eboisissaient de préférence des individus qui, n'ayant ni parents ni amis, n'excitaient nul regret et ne provoquaient aucun trouble; parfois, ou s'attachait à dea gens que leur turbulence faisait redouter ou qui avai ni commis des actes criminels. Le patient, résigné à son sort, se coiicbait de lui même et attendait sans résis* tanœ le coup de casse- tète qui devait lui briser le eràne. Plus tard, on ne se contenta pas d'aeroser de sang les anieàsées idoles, ou supposa que Toffrande la plus ebère aumdivinités étaient les angoissesde la douleur, kes tortures de l'agonie; les viotimes^nUasky^^ *^ ^«^ %^\%&>

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de façon à subir nne mort lente et cruelle ; on en Tint Jusqu'à sacrifier des femmes enceintes.

Dans l'île Tongatabou (archipel de Tonga ou des Amls),lafemme se donnait la mort aux funérailles deson mari. Dans quelques îles des Gélèbes, on a vu un grand nombre de femmes se brûler sur le bûcher de leur ^poux défunt. Les idées indiennes avaient pénétré dans ^és lieux reculés.

Aux Carolines, le tatouage ne s'opère que sous les auspices des idées religieuses et qu*avec certains signes divins. Le chef qui doit exécuter l'opération invoque le dieu en faveur de la maison et de la personne qui 4oit être tatouée ; ce n'est qu'à une sorte de sifflement qu'on reconnaît le consentement de la divinité. Si ce signe ne se manifeste point y l'opération n'a pas lieu. Les indigènes sont persuadés que si on avait l'audace de violer cette loi, la mer submergerait leurs iles et ^ue toute la terre serait détruite.

A Taîti, il ne faut pas oublier les àtoua-maos^ dieuxrequins ou dieux qai commandaient aux requins. Ces redoutables habitants de la mer étaient regardés comme enrégimentés et disciplinés par ces prétendus dieux; ils dévoraient ou épargnaient les individus selon l'ordre qu'ils recevaient. Uu prêtre était-il dans une pirogue^ ils le reconnaissaient, le respectaient, le sauvaient en ^s de naufrage. Un de«es mortels privilégiés affirmait gravement à un missionnaire que le requin, anx ordres de son dieu, l'avait souvent transporté sur son dos*

Les habitants des Moluques s'imaginent que les démons entrent dans les maisons par quelque ouvertnre et qu'ils y apportent un air empesté qui donne des maladies mortelles. Pour prévenir ce malheur, ils placent^ aux endroits oti poutmekTA ^^'s&^t ^^ ^-s^^ûu toal faisants, de petites statues 4ô Via\â ^wiW^s^ vsi^\^\\

CURIOSITÉS THËOLOGIQUES» 25S

da pays se servent pour leurs sortilèges et qu'on ^re* garde comme très-susceptibles d'épouvanter les d6^ mons et de les mettre en fuite. Lorsque ces insulaires sortent le soir ou pendant la nuit, heures consacrées aux excursions des démons, ils ont toujours la pré^ caution de porter sur eux quelques fruits, quelques ra-^ eines et un couteau, et lorsque les mères mettent lenrs^ enfants au lit, elles ne manquent pas de placer sur leur chevet de semblables préservatifs.

Sur la côte méridionale de Geram (une des Molct» qnes), il s^élève une montagne que les habitants do pays regardent comme étant le séjour d'un dieu mal* faisant; ils cherchent à se le rendre propice aûn d'em* pécher qu'il n'arrive des accidents à leurs embarcations. Ils lui font offrande de quelques coques vides de coco dans lesquelles ils mettent des fleurs et une petite pièce d*argent» ou bien, pendant la nuiti de Thuile avec de petites mèches. Ils laissent ensuite voguer à Faventure ces frêles embarcations, et ils sont convaincus que le dieu sera satisfait et qu'il ne soulèvera pas de tempêtes.

Au Mexique, le dieu Quitzalivat était honoré d'une façon singulière; on choisissait un esclave auquel on rendait durant quarante jours les plus grands honneurs, on lui prodiguait tous les plaisirs, on lui faisait faire la chère la plus somptueuse. Neuf jours avant la fête du dieu, deux prêtres venaient se prosterner devant son représentant et ils lui donnaient avis que cette période de bonheur approchait de son terme. Il était de règle que le prisonnier ne marquât nul souci à cet égard. Lors de l'expiration des quarante jours, à minuit, on lui ouvrait la poitrine et on lui arrachait le cœuTf qu'oa offrait successVNem^XLX^ \^\^^^ ^X'îsa.^v^sa. QaitzaUvat.

W GtFKIOSITÉS TfifiOLOGIQUES.

L% «onfession était en nsago chex les andeiis Pém- Tiens ; les femmes se confessaient les nnes aux antres ; tm employait des sortilèges pour connaître si les aveux étaient sincères, et on punissait avec rigueur les p6« flftontes qu'on regardait comme ayant dissimulé quet* ipie faute. Llnca yenait-il à être atteint d'une maladie dangereuse, tous ses sujets étaient tenus de se ixmfesser. Le monarque n'était pas soumis à la décla* ration de ses fautes, si ce n'est en présence du soleil ; il se plongeait ensuite dans une rivière et croyait y déposer ses iniquités qui étaient emportées dans TO* eéan par le courant des eaux.

Le premier jour de la lune après Téquinoxe, les Péniviens célébraient une fête solennelle qu'ils appelaient eita; on la regardait comme un jour de purification générale, et on s'y préparait par la continence la plus terupuleuse, accompagnée d'un jeune de vingt-quatre benres. Le peuple fabriquait une espèce de pâte avec de la farine de miûs et du sang tiré de l'entre-deux des so*urcils et des narines de jeunes enfants; on s'en frottait la tête, le visage, l'estomac, les épaules, les brae et les cuisses, après s'être lavé tout le corps. CSette purification était regardée comme chassant les BHtladies de tout genre. On enduisait également de cette pâte les portes des maisons. Le grand prêtre faisait la même cérémonie dans le temple du Soleil. Au moment oii Tastre du jour apparaisait sur l'horizon, un prince da sang royal se montrait sur la grande place de la e^iitale du Pérou ; il tenait une lance ornée de plumes de diverses couleurs ; il s'en servait pour toucher les liBces que portaient quatre autres princes; ceux-ci MWMiraieot les divers quartiers de la cité; le peuple iiv Jcraeiliait avec des ct\&&e\(A^^^\m%m\\\\&\ix& y^ments afin de se troUftt \^ V\%^%^> X^*^ \^\^^\^

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