‹ CuvierChapitre 31 sur 57 · EME VIP CRE TENTE · texte numérisé non relu

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ont été découverts par M. Cuvier dans ces platrières des environs de Paris, devenues par là si fameuses. Ce sont les palæotheriums, les anoplotheraums, les lophiodons, les anthracotheriums, les chæropotames, les adapis.

Les os de tous ces genres, ou plutôt de toutes ces espèces, car la plupart de ces genres en ont plusieurs, les os de toutes ces espèces étaient mélés, confondus ensemble. Il a fallu commencer par les démêler ; 1l a fallu rapporter ensuite chaque os à son espèce; il a fallu reconstruire enfin le squelette entier de chacune d'elles; et c’est 1e1 que se montre dans toute sa force la méthode

imaginée par l’auteur pour cette reconstruction.

En fait d'espèces fossiles, les dents sont toujours la première partie à étudier, et la plus importante; car on détermine par les dents si l’animal est carnivore ou herbivore, et même, dans quelques cas, à quel ordre particulier d'herbivores ou de carnivores il appartient. M. Cuvier, ayant donc rétabli la série complète des dents qui

se trouvaient les plus communes parmi celles

qu'il avait recueillies, vit bientôt qu'elles prove-

naient de deux espèces différentes, dont l’une

était pourvue de dents canines saillantes, et dont -

l’autre en manquait.

La seule restitution des dents donnait donc ainsi deux espèces de pachydermes : l’une, à canines saillantes, est le palæothérium; l'autre, sans canines saillantes, ou à série de dents continue, est l’anoplotherium. De plus, cette seule restitution montrait déjà, dans chacune de ces espèces, le type d’un nouveau genre ; deux genres voisins des tapirs et des rhinocéros, mais deux genres entièrement perdus, Car aucun pachyderme vivant ne reproduit, même géneériquement, leur

système dentaire.

Et telle, d’un autre côté, était la rigueur des lois zoologiques suivies par l’auteur que, les dents lui ayant donné deux genres distincts, il ne pouvait douter que toutes les autres parties du squelette, la tête, le tronc, les pieds, toutes parties mêlées et confondues entre elles et avec ces dents, ne fussent aussi de deux genres différents. Il prévit donc aussitôt, pour chacun de ces genres, une tête, un tronc, des pieds d'une

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forme particulière, comme il leur avait trouvé un système dentaire propre; et il ne tarda pas à trouver tout ce qu'il avait prévu.

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Les dents étant rétablies, il fallait s'occuper de la restitution des têtes ; et bientôt il fut évident qu'il y en avait aussi de deux genres. Les pieds

sont, après les dents et la tête, les parties les plus … caractéristiques du squelette ; et leur restitution donna de même deux genres. Il ne restait donc plus qu’à rapporter chaque pied à sa tête, et chaque tête à son système dentaire.

Or, la restitution des pieds de derrière en avait donné de deux sortes, les uns à trois doigts, et les autres à deux seulement; et la restitution des

pieds de devant en avait pareillement donné de deux sortes, les uns à trois doigts, les autres à

deux. S’aidant, tour à tour, de l’analogie générale des espèces qu'il reproduit avec les espèces vivantes les plus voisines, et des rapports particuliers de proportion et de grandeur des diverses parties dont 1l s’agit, les unes avec les autres, M. Cuvier réunit d'abord les pieds de derrière à

256 RÉCHERCHES deux doigts à ceux de devant qui en ont deux ; il M réunit ensuite les pieds de derrière à trois doigts | à ceux de devant qui en ont trois aussi; et tou- Jours guidé par la même analogie, par les mêmes rapports, il réunit les premiers au système dentaire sans canines saillantes, et les seconds au système dentaire à canines saillantes. Il réunit suc- ! cessivement ainsi, pour chaque genre, tous les : os du crâne, du tronc, des extrémités; 1l refait, 4 enfin, leur squelette entier ; et à peine ce grand travail est-1l terminé, que, par un hasard singulier, un squelette à peu près complet de l’un d'eux, trouvé à Pantin, vient confirmer tous les résultats déjà obtenus. Dans ce squelette, si heureusement découvert, tous les os étaient réunis, joints ensemble, comme les avait réunis M. Cuvier ; et la nature n'avait pas agi autrement que n'avaient agi, et les lois admirables saisies par lui, et sa sagacité merveilleuse.

Une première espèce de chaque genre étant ainsi reconstruite, et, en quelque sorte, de nouveau rendue à la lumière, leur nombre ne tarda pas à s’accroitre : M. Cuvier compta bientôt Jus-

qu'à cinq espèces d'anoplothériums, et jusqu’ onze ou douze palæothériums.

Tous les anoplothériums sont des environs de Paris. Le plus commun était de la taille d’un âne; un autre était de la taille d’un cochon; un troisième de la taille d'une gazelle ; un quatrième, de taille d'un lièvre ; le cinquième était plus petit encore. |

Parmi lespa/æotheriums, 11 y en avait, à Paris

- seulement, jusqu'à sept espèces : une de la

* ” taille du cheval, une de celle du tapir, une de celle du mouton, une de celle du lièvre, etc.; une autre espèce, découverte près d'Orléans, égalait à peu près le rhinocéros, etc.

Le palæothérium qui, à Paris, s'accompagne toujours de l’anoplothérium, s'accompagne, presque partout ailleurs, d'un autre genre non moins remarquable, et qui, par une opposition singulière, manque absolument à Paris, le lophiodon.

Ce nouveau genre se rapprochait aussi beaucoup

D des tapirs, comme le palæothérium, comme l’ancÿ plothérium ; 1l est, comme ces derniers, entièrementperdu, et, comme eux, déjà riche en espèces.

238 RECHERCHES M. Cuvier en fait connaître jusqu’à douze, toutes de France.

Le genre chæropotame, le genre adapis, ne comptent chacun qu'une espèce. Le genre anthracothérium en compte deux, dont une approchait À du rhinocéros par sa taille. Les deux premiers genres sont des environs de Paris ; Le troisième a été trouvé d’abord près de Savone, et ensuite en Alsace et dans le Velay. | Le

Avec ces nombreux pachydermes, première population des mammifères terrestres, M. Cuvier a recueilli quelques débris de carnassters du genre des chiens, de celui des genettes, de celui des ratons, etc.; une chauve-souris du genre des vespertilions ; une espèce de sarique, voisine de la marmose ; deux rongeurs, l’un du genre des loirs, l’autre de celui des écureuils ; jusqu’à six espèces d'oiseaux de divers ordres ; des crocodiles, des trionyx, des émydes ; et quelques espèces de potssons d'eau douce. |

Mais, pour nous en tenir ici aux seuls pachy=

dermes, lesquels forment la partie, sans aucune comparaison, la plus importante de cette antique population du globe, voilà près de quarante espèces, et Jusqu'à cinq genres entièrement perdus ; et, ce qui n'est pas moins notable, aucune de leurs espèces ne se trouve mêlée avec les espèces de la population des éléphants et des mastodontes. Ces deux populations appartiennent donc à deux âges essentiellement distincts.

Les ruminants, dont M. Cuvier fait succéder l'étude à celle des pachydermes, nous raménent aux animaux des terrains meubles; ce n’est, en effet, que dans ces terrains que leurs os abondent. Deux genres surtout s’y montrent en grand nombre, les cerfs et les bœufs.

. M. Cuvier commence toujours par l'ostéologie et la détermination des espèces vivantes ; il passe ensuite aux espèces fossiles. La plus célèbre de ces espèces, dans le senre cerf, est le cerf à bots gigantesque, si commun en Irlande, et par cela même connu pendant quelque temps sous le nom d'élan fossile d'Irlande, mais retrouvé depuis en

240 + RECHÉRCHES Angleterre, en Allemagne, en Italie et en France, etc. 14

Avec cette grande espèce, dont la taille sur- | passait même celle de l'élan, vivaient deux espèces très voisines du renne; la première , des en- 1 virons d'Étampes et de la caverne de Breugue, la seconde, de Scanie ; une espèce de daim gigan— * lesque, trouvée dans la vallée de la Somme et en Allemagne ; une espèce de chevreuil, à peu près de la taille de celui d'Europe, trouvée à Montabusard ; enfin, les cerfs des brèches osseuses de Gibraltar, de Cette, de Nice, etc.

Le genre des bæufs compte huit espèces vivantes : le bœuf commun, l’aurochs, deux espèces distinguées pour la première fois l’une de M l'autre par M. Cuvier; le buffle, dont une variété | à longues cornes est l’arni , le bison, le bufile à M queue de cheval, le buffle musqué, le bufle du * Cap, et le bœuf des Jongles. FL RUE 5

Les espèces fossiles sont moins nombreuses, | On n’en connaît encore que trois : une très voi- é sine de l’aurochs , l’autre du bœuf commun, et $

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la troisième du buffle musqué.

Les brèches osseuses donnent quelques débris

- d’une espèce de mouton ou d'antulope : c'est l'an-

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tilope ou mouton de Nice. Tous les autres genres de ruminants, les chèvres, les girafes , les chameaux, les lamas, les chevrotains, n’ont point encore montré de leurs os à l’état fossile

C'est dans les cavernes d'Allemagne, d'Angleterre, de France, etc., qu abondent surtout les restes fossiles des carnassiers.

Après avoir débrouillé la détermination, jusque - là si confuse, de leurs espèces vivantes, M. Cuvier décrit les espèces fossiles des carnas-

siers : quatre espèces d'ours, l'ours des cavernes,

… l'espèce de toutes la plus nombreuse , l'ours arc-

toide, l'ours intermédiarre, et l'ours à dents comprimees ; une Ayène, presque aussi abondante que l'espèce d'ours qui l'est le plus; deux #gres ou ypanthères, un loup, un renard, une mouffette,

“ deux belettes, un glouton, etc.

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Les rongeurs fossiles sont peu nombreux. Les

. grandes couches de terrains meubles n’ont même

donné jusqu'ici qu'une grande espèce de castor,

nommée érogonthérium par M. Fischer; les brè- À ches osseuses montrent deux espèces de lagomys, « deux espèces de lapins, des campagnols, des «

rats, etc.

L'ordre des édentes n’a que deux espèces fos-

siles, mais gigantesques : le mégalonyz, de la.

taille des plus grands bœufs , et le mégathérium, de la taille des plus grands rhinocéros. Ces deux énormes espèces sont d'Amérique. Une phalange onguéale , trouvée dans un canton de l'ancien Palatinat, non loin du Rhin, en indique une troisième voisine du pangolin, et tout aussi gigan— tesque que les deux autres.

Ici finit la population des terrains meubles. Les célaces appartiennent tous à des couches essentiellement marines; et il en est des mammifères dits amphibies, c'est-à-dire des phoques et des

morses, Comme des cétacés.

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Un premier groupe de ces mammifères marins,

dont l'ostéologie et les espèces vivantes elles-

mêmes étaient encore si peu connues, un premier “ groupe à précédé tous les mammifères terrestres,

SUR LES OSSEMENTS FOSSILES. 445 Ses dépouilles ont montré à M. Cuvier des os de dauphins, de lamantins, de morses. Un second groupe a succédé aux palæothériums; M. Cuvier y a reconnu un dauphin, voisin de l’épaulard ; une baleine, voisine des rorquals; et tout un genre entièrement perdu, les z2ph2us, voisin des cachalots et des hypéroodons.

J'arrive aux reptiles. M. Cuvier étudie successivement les crocodiles, les tortues, les lézards, les batraciens ; il finit par la famille si extraordinaire des 2chthyosaurus et des plestosaurus.

Les crocodiles fossiles sont. très nombreux.

M. Cuvier en décrit jusqu’à quinze espèces, dont quatre appartiennent au sous-genre des gavials : le gavial de Monheim, crocodilus priscus de Sœmmerring, le gavial de Caen, et les deux gavials de Honfleur ; les autres sont des crocodiles proprement dits, tels que celui de Sussex, celui d'Argenton, etc.

Les tortues fossiles sont plus nombreuses encore que les crocodiles; il y en a déjà jusqu’à seize ou dix-sept espèces, dont plusieurs éryontx, plusieurs émydes ou tortues d’eau douce, plu-

244 RECHERCHES | sieurs chélonées ou tortues de mer, et quelques « tortues terrestres. |

La famille des batraciens n'a qu'une espèce fossile, la salamandre gigantesque d'OEningen, ou le prétendu Lomme fossile, V'homo diluvi testrs de Scheuchzer.

L'ordre de reptiles qui offre les espèces fossiles les plus extraordinaires est celui des sauriens. D'abord, la plupart étaient gigantesques. Une première, le grand saurien de Monheim, le lacerta gigantea de Sœmmerring, le goesaurus de M. Cuvier, avait Jusqu'à douze ou treize pieds de longueur; une seconde, le mosasaurus, le grand saurien des carrières de Maestricht, pris longtemps pour un crocodile, en avait plus de vingtquatre; et une troisième, vraiment gigantesque, le mégalosaurus, en avait plus de soixante-dix. Voilà donc un lézard qui surpassait les plus grands crocodiles, et qui approchait même, par sa taille, d'une baleine. On sait qu'il a été découvert par M. Buckland, dans les bancs d'oolithe de Stonesfield près d'Oxford.

M. Cuvier fait connaître encore quelques debris de monitors fossiles de Thuringe, d'un grand

SUR LES OSSEMENTS FOSSILES. 245 saurien de Honfleur, d'un saurien gigantesque des carrières de Caen, etc. |

Le genre des ptérodactyles, ou lézards volants, n'est plus remarquable par sa taille, mais il l’est singulièrement par une structure des plus bizarres : une queue très courte, un cou très long, un bec d'oiseau, enfin un doigt très prolongé, et qui ne se prolongeait ainsi que pour porter une sorte d’aile. Il y a deux espèces de ptérodactyles : une de la grandeur d'une chauve-souris, l’autre un peu plus grande. Il est inutile d'ajouter que le

genre est entièrement perdu.

Mais quelque chose de plus étrange encore en fait de structure, c'est ce que présentent les deux autres genres de sauriens également perdus, les ichthyosaurus et les plesiosaurus . les premiers, réunissant tout à la fois un museau de dauphin, des dents de crocodile, une tête et un sternum de lézard, des pattes de cétacé, mais au nombre de quatre, et des vertèbres de poisson; et les seconds joignant à ces mêmes pattes de cétacé une tête de lézard, et un cou d’une longueur si démesurée qu on y compte plus de trente vertèbres.

L'ichthyosaurus et le plésiosaurus ont été trou-

vés, pour la première fois, en Angleterre; ils ont été retrouvés depuis en Allemagne et en France. M La découverte du premier de ces deux genres est «

due à Éverard Home, et celle du second à M. Co- -nybeare. On connaît déjà jusqu’à quatre espèces d’ichthyosaurus, et jusqu'à cinq de plésiosaurus.

Ces reptiles si nombreux et si variés, ces cro- .codiles, ces tortues, cette énorme salamandre, ces sauriens bizarres ou gigantesques, tous ces

| reptiles, joints à des crustacés, à des mollusques,

à des zoophytes, à des poissons, à des mammifères

marins, formaient la première population animale

qui ait couvert le globe ; la seconde est celle des palæotheriums; la troisième est celle des mastodontes ; la quatrième est la population actuelle.

Il y a donc eu, sans compter l’époque actuelle,

trois populations animales distinctes : celle des .

reptiles, celle des palæothériums, celle des mastodontes ; et, après chacune de ces populations, la

mer est venue s emparer du sol que cette popu= « lation occupait, pour le céder ensuite à une po= pulation nouvelle; car constamment des couches «

ui lie De

SUR LES OSSEMENTS FOSSILES. 247 marines succèdent à des couches terrestres, constamment des animaux qui ont vécu dans les mers succèdent à des animaux qui ont vécu sur la terre sèche.

Tel est l’ensemble des especes fossiles reconstruites par M. Cuvier. On connaît déjà les lois précises sur lesquelles se fonde cette reconstruction. La plus élevée de ces lois est le principe de la corrélation des formes, principe au moyen du-

quel on peut, jusqu’à un certain point, comme je

l'ai déjà dit (1), conclure de chaque partie toutes

les autres; car chaque partie se rapporte nécessairement à toutes les autres, et toutes à elle. Ainsi, et pour citer encore un nouvel exemple de cette grande loi des corrélations organiques, la forme des dents, et même, dans certains cas, la forme d’une seule dent, donne celle du condyle de la mâchoire; la forme de ce condyle donne celle de la cavité glénoide qui le reçoit ; ce condyle, cette cavité, donnent l’arcade zygo-

Aux +

* JR. .

re.

x Noyer ci-devant r Éloge historique, p. 48, et le chap.

sur Ja Zoologie, p. 116. Voyez surtout le chap. sur l AÆna- | tomie comparée, p. 151.

248 RECHERCHES matique, la fosse temporale, où s’implantent les

muscles qui meuvent cette mâchoire. La forme de toutes ces parties, c'est-à-dire le mode de

manducation, donne l'estomac, les intestins, c'est-à-dire le mode de digestion; celui-ci donne le mode de préhension ou la forme des pieds; car, si l’animal est herbivore, il n’a besoin de ses pieds que pour supporter, soutenir son corps, Il peut avoir des pieds à sabots; et s’il est carnivore, il a nécessairement besoin, au contraire, de pieds divisés, de doigts pour saisir Sa Proie, pour la déchirer.

En allant donc ainsi d'une partie à une autre, on saisit les rapports qui lient chacune d'elles, d'abord, à celle qui la suit, et puis, de proche en proche, à toutes les autres, jusqu'aux plus éloi-— onées, sans que Jamais, Sans que nulle part, la chaine des rapports se rompe ou se lâche. De chaque partie, et de la partie la plus insignifiante en apparence, on peut donc conclure toutes les autres, on peut conclure l'animal entier.

Par exemple, cet ongle de pangolin trouvé dans l’ancien Palatinat, cet ongle énorme démontre, à lui seul, une espèce perdue ; et de cet ongle

seul on pouvait conclure; comme le dit très bien M. Cuvier, toutes les révolutions du globe.

En effet, cet ongle donne nécessairement un doigt, et ce doigt un membre, et ce membre un tronc, et ce tronc un crâne, une tête, proportionnés entre eux, c’est-à-dire un pangolin gigantesque, c’est-à-dire une espèce perdue, c’està-dire des révolutions, des bouleversements éprouvés par le globe, et qui ont détruit cette

espèce. Mais je me borne à rappeler ici ces gran-—

des lois, sur lesquelles j'ai beaucoup plus insisté ailleurs (1), et qui étonnent moins encore, peutêtre, par leur généralité que par leur caractère d'évidence.

(1) Voyez l'Éloge historique, p. 48; le chapitre sur la Zoologie, p. 116; le chapitre sur l'anatomie comparée, p. loi.

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