RAPPORTS DES ESPÈCES FOSSILES AVEC LES COUCHES DU GLOBE
Le ÿ
Les rapports des couches du globe avec les êtres qu'elles recélent constituent la base de toute la théorie de la terre.
M. Cuvier lui-même s'exprime ainsi : « C’est « aux fossiles seuls qu'est due la naissance de la « théorie de la terre : sans eux, l’on n'aurait peut- « être jamais songé qu'il y ait eu, dans la for- « mation du globe, des époques successives, et « une série d'opérations différentes. Eux seuls « donnent la certitude que le globe n’a pas tou- « jours eu la même enveloppe, par la certitude « où l’on estqu'ils ont dû vivre à la surface avant « d’être ensevelis dans la profondeur. »
La vie n’a pas toujours existé sur le globe.
Les rapports des couches du globe avec les M
êtres organisés marquent le point où elle a commencé ; ils montrent de plus, que, depuis qu’elle existe, elle a souvent été troublée par des catas— trophes terribles ; ils montrent enfin qu’à chacune
de ces catastrophes, elle à pris de nouvelles for-
mes, Gest-à-dire que les espèces alors subsistantes ont disparu, et qu'il en a paru de nouvelles.
La vie, considérée d’une vue générale, a done eu ses phases de développement, ses progrès, ses interruptions, ses reprises.
Commençant notre revue des couches du globe par les formations les plus anciennes, les granits, les gneiss, les marbres et les schistes primi-
difs, ces antiques fondements de l'enveloppe
actuelle du globe (1), nous remarquons que, dans cette première époque, la vie ne se montrait point encore.
Passant aux terrains de transition, nous voyons paraître des zoophytes, des mollusques, des crus-
(1) Expressions de M- Cuvier,
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tacès, peut-être même des os et des squelettes de .