‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 113 sur 265 · Tome III, lage · texte numérisé non relu

Tome III, lage

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tout ce qui n'est pas elle, et il oublie de peindre rame qui se découvre elle-même.

Les sens ne servent à Tàme que pour les idées étrangères & Tâme. Ce ne sont pas mes sens, o*est mon âme qui pense. En perdant mes sens, je perds les impressions, les sensations, les ocoasions de penser qu'ils me donneot; je ne perds pas ma pensée.

Buffon dit très bien ailleurs ; « Un aveugle n*a nulle idée de Tobjet matériel qui nous représente les images des corps ; un lépreux dont la peau serait insensible n'aurait aucune des idées que le toucher fait naître ; un sourd ne peut connaître les sons : qu'on détruise successivement ces trois moyens de sensation dans l'homme qui en est pourvu, l'Ame n'en existera pas moins, ses fono* tiens intérieures subsisteront, et la pensée se manifestera toujours au dedans de lui*méme *. »

Entre moi et mes organes, entre l'esprit et le corps, il n'y a que des rapports d'occasion, et non des rapports de nature. Ceux qui, à l'exemple de Cabanis, veulent tirer la pensée de la matière se trompent. Ceux qui, à l'exelhple de Stahl, veulent expliquer toutes les opérations du corps par les opérations de l'&me se trompent : une limite précise, une limite Qxe sépare, comme je l'ai déjà

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DE L^UOMllB. IIB

dit, les causes métaphysiques des causes physi-ques, Tesprit du corps, r&me de la matière ; Buffon a vu cette limite ; et, plus d*UD siècle avant Buffon, Descartes Tavait posée.

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