Tome IV, page
Oublions le petit mécanisme des esprits animaux, imaginé par Descartes; onblions toutes ces petites explications de ce qui ne s'explique pas, Taction du cerveau, Taction intime de Torgane, et remarquons une belle et grande vue, grande et belle surtout au temps de Descartes : la vue de supprimer toutes les âmes végétatives et sensitives, dont les anciens avaient embarrassé la science, la vue de réduire tout, dans la brute, à Torgane et à la fonction de Torgane.
a Je désire, dit Descartes, que vous considériez après cela que toutes les fonctions que j'ai attribuées à cette machine, comme la digestion des viandes, le battement du cœur et des artères, la nourriture et la croissance des membres, la respiration, la veille et le sommeil...; Timpression des idées dans Torgane du sens commun et de l'imagination; la rétention ou l'empreinte de ces idées dans la mémoire ; les mouvements intérieurs des appétits et des passions.... Je désire, dis-je, que vous considériez que ces fonctions suivent toutes naturellement en cette machine de la seule disposition de ses oignes..., en sorte qu'il ne faut point, à leur occasion, concevoir en elle aucune âme végétative ni sensitive^ ni aucun autre principe de mouvement et de vie ^.. i»