III. — Automatisme de Boffoo
Uautomaiisme de Buffon ressemble beaucoup à celui de Descartes.
Descartes, comme nous avons vu, ne refuse aux animaux ni la vie, ni le sentiment. Buffon leur refuse beaucoup moins encore. « Bien loin, dit-il, de tout ôter aux animaux, je leur accorde tout, à l'exception de la pensée et de la réflexion ; ils ont le sentiment, ils Tout même à un plus haut degré que nous ne favons ; ils ont aussi la conscience de leur existence actuelle;... ils ont des sensations ^... i»
Buffon accorde aux animaux une sorte de mémoire : c< La mémoire, qui n*est que le renouvellement des sensations ^. » Il leur aocorde des appétits: a Les animaux n*ont, dit-il, qu'un moyen d*avoir du plaisir, c*est d*exercer leur sentiment pour satisfaire leur appétit '. n
Il leur accorde même des passions : a Ils ont« dit-il, leur espèce d'amitié, leur espèce d'orgueil, leur espèce d'ambition^... »
Buffon a d'ailleurs, comme Descartes, une pe-