‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 178 sur 265 · Tome V, page 180 [Supplémenu · texte numérisé non relu

Tome V, page 180 [Supplémenu

fon, et voici le titre qu'il donne & chacune.

i** ÉPOQUE. Lorsque la terre et les planètes ont pris leur forme.

\f ÉPOQUE. Lorsque la matière, s^étantconso^ lidée, a formé la roche intérieure du globe, ainsi que les grandes masses vitrescibles qui sont à sa surface.

III* ÉPOQUE. Lorsque les eaux ont couvert nos continents.

IV* ÉPOQUE. Lorsque les eaux se sont retirées, et que les volcans ont commencé S agir.

V* ÉPOQUE. Lorsque les éléphants et les autres animaux du Midi ont habité les terres du Nord.

VI* ÉPOQUE. Lorsque s'est faite la séparation de9 continents.

vu* ÉPOQUE. Lorsque la puissance de V homme a secondé celle de la nature.

Je n'examinerai pas chacune de ces époques ea particulier : Buffon n'a vu qu'en grand. D'Alembert dit très bien de Descartes : « que, s'il s'est trompé sur les lois du mouvement, il a du moins deviné le premier qu'il devait y en avoir ^ » On peut en dire autant de Buffon. Il a vu que l'histoire de la nature avait ses époques, comme l'his* toire des hommes : là est la w£ de l'esprit, la vue du génie , et il a laissé & ses successeurs le

i. Discours priliminnire dt l^Encydopédis,

soin de déterminer ces qooyt/^s avec précision'. Je n*examine ici que les grands faits sur lesquels BuffoB a cru pouvoir fonder ses époques.

Premier fait, Quis ta terre est élevée sar Téquateur et abftlMée toas le« pOlei, daiu la proportion qu*eaigenl les lola de U peianlear el de la forée oentrifage.

Le fait du renflement de la terre à réquateor et de son aplatissement aux pôles est un fait certain, un fait présent; et c'est de ce fait certain* de ce fait présent, que Buffon tire Tétat passé de la terre : Buffon conclut Tétat passé du globe de la forme présente du globe.

« Le globe terrestre a précisément, dit-il, la figure que prendrait un globe fluide qui tournerait sur lui-même avec la vitesse que nous connaissons au globe de la terre. Ainsi la première conséquence qui sort de ce fait incontestable, c'est que la matière dont notre terre est composée était dans un état de fluidité au moment qu'elle a pris sa forme ^. »

La terre a donc commencé par être fluide ; et, chose remarquable, quand Buffon dit fluide, peut*

1. Voyn, sur les époques réGllcs et posUlTes, données par la pcictiee acluolle, mon Uiuoire des travaux de G. CëPier. Paria,

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