Tome I, page 3 [Oheaux
2. «... Nom ne devons supposer à la nature que des vues fixes et des projets certains. » (Tome lU, page 450, Oiuaux),
3. « La vieille nature de Tancien continent, toujours supérieure à la nature moderne do nouveau monde dans toutes ses productions, se montre aussi plus grande, même dans ses erreurs, et plus puissante Jusque dans ses écarts. • (Tome VII, page 36, Oittaux),
4. « Toutes les parties qui. dans les animaux, sont eicrsilves, surabondantes, plac<*es à conire-eens,... ne doivent pas être mises dans le grand plan des vues directes de la nature, mais dans la petilu carie de ses cnpriccâ. » (Tuiiif VU. pa{,'t; 109, Oistaux),
2S8 PHILOSOPHIE GÉ!?ÉRALE
composer le tout harmonieux des êtres qui nous environnent : mais au milieu de ce magnifique spectacle, quelques productions négligées, etquelques formes moins heureuses, jetées comme des ombres au tableau, paraissent être les restes de ces dessins mai assortis ^ i>
Voilà donc un être idéal, la nature, qui eisaie, qui ébauche, qui choisit, qui tente, etc. , etc.
Dans Buffon, le mot nature se prête à tout. Là, c^est la nature qui« prise au sens actif, produit la nature , prise au sens passif: « La nature active, en produisant les êtres « leur imprime, dit Buffon, un caractère particulier qui fait leur nature propre et passive ^. » Ailleurs : a La nature obéit aux lois établies par le souverain Être ' ; » plus loin : a La nature est le système des lois établies par le Créateur ^. »
Buffon dit très bien : « La nature n'est point une chose, car cette chose serait tout ^. y> Il dit beaucoup mieux encore : « La nature n'est point un être, car cet être serait Dieu ^. i> Qu'est-ce donc que la nature ? « Une puissance vive, im-