Tome III, page j {Oùeaiu
3. Discours sur ta vie et les ouvrartes île Oaultentoii, [ur l«icépvtlc.
c< Sans Buffon, je n*aurais pas passé dans ce jardin cinquante ans de bonheur '. »
Cependant quelques nuages s'étaient élevés entre les deux amis. Buffon avait publié une édition de V Histoire naiurelle, où la partie anatomique ne se trouvait plus^, et Daubenton en avai t été blessé. Ces nuages se dissipèrent, ce Daubenton oublia tellement, dit H. Cuvier, les petites injustices de son ancien ami, qu'il contribua depuis & plusieurs parties de V Histoire rudurelle, quoique son nom u*y fût plus attaché... Leur intimité se rétablit même entièrement et se conserva jusqu'à la mort de Buffon ^D
Daubenton avait Tesprit aussi exact que Buffon l'avait hardi. «Cent fois, dit M. Cuvier, le sourire piquant qui échappait i son ami, lorsqu'il concevait du doute, fit revenir Buffon de ses pre-
1 . Diteours sur ia vie et Um ouvrages de Daubetaon, par Laoépède.
2. « On relrAneba de cette édiUoo, non seulement la partie anatomiqae, mais encore le« descriptions de Textérieur des animaux, qae Daubenton avait rédigées pour la grande édition : et comme on n'y substitua rien, 11 en est résulté que cet ouvrage ne donne plus aucune idée de la forme, ni des couleurs, ni des caractères disUnctib des animaux : en sorte que si cette édition venait à résister seule à la faux du tem|)S, on n'y trouverait guère plus de moyens de reconnaître les animaux dont l'auteur a voulu parler, qu'il ne s'en trouve dans Pline et dans Aristole, qui ont aussi négligé le détail des deseripUons. » (Cu* vier, Éloge hulorique de Ikmbenion),