tloye de Dif/oy
2. t II fut si pleinement icadémicieD, qu'outre ta chimie, qui élilt U letence dont il Urait ton titre particulier, II embrassa encore les cinq autres qui eomposent avec elle l'objet toUl de l' Académie : l'anatomie, la botanique, la géométrie, Teatronomie, la mécanique... U est Jusqu'à présent le seul qui nous ait dooné dans tous les six genres des Mémoires que l' Académie a Jugés dignes d'êirs préMutét mu public. • (Footeoelle, Êioyc 4e Du/aïf).
292 VIE DE RUPFOH.
tendance du Jardin royal. Il le prenait dans PAca* demie des sciences, & laquelle il souhaitait que cette place fût toujours unie ; et le choix de M. de Buffon qu*il proposait était si bon, que le roi n*en a pas voulu faire d'autre ^ i>
Buffon avait épousé, en 1762, mademoiselle de Saint-Bélin, dont les contemporains ont loué la grâce et la bouté ^. 11 en eut un fils qui fut colonel de cavalerie, et qui, à peine &gé de vingt-neuf ans, mourut sur Téchafaud révolutionnaire, quelques jours avant le 9 thermidor de Tao ni.
En montant sur Téchafaud, ce fils, héritier de Tun des plus glorieux noms d*un grand siècle , prononça, dit-on, avec calme, ces admirables paroles : «c Citoyens^ je me nomme Buffon, »
On nous a conservé un mot du fils de Buffon encore enfant.
Étant tombé dans Teau à Tàge de douze ans, on TacGusa d'avoir eu peur : « J'ai eu si peu peur, dit-il, que dût-on me donner Tespérance de vivre cent ans comme mon grand-papa, je consentirais à mourir dans Tinstant, si je pouvais ajouter une année à la vie de mon père : non pas dans