‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 242 sur 265 · MéUmgu, etc., tome I, page · texte numérisé non relu

MéUmgu, etc., tome I, page

LETTRES DE BDFFON

L'ABBÉ BEXON.

LETTRE r.

Je suis très salisfait, monsieur, et même plus que content, car on ne peut se plaindre que du trop de travail qu'a dû vous coûter la composition des articles que vous m'avez envoyés ; il y a en général trop d'érudition, et TOUS ne toulei pas qu'en comparant ces articles avec ceux qui sont imprimés^ on voie qu'on a redoublé de science mythologique et d'érudition assez inutiles à l'histoire naturelle. J'en retrancherai donc boaucoup, et j'aurai l'honneur de vous envoyer dans peu le premier ca* hier corrigé de ma main; cela vous servira d'exemple pour ceux de la suite; mais» Je vous le répète, mon* sieur, je suis parfaitement satisfait, et vous pouvez eon* tÎBuer, attaquer la famille des hérons et suivre ensuite la classe de tous les autres oiseaux de marais. Vous en avez pour du temps, et je trouve que vous en avez beaucoup fait pour le peu de semaines que vous y avez employées. Tâchez, monsieur, de faire toutes vos descriptions d'après les oiseaux mêmes; cela est essentiel pour la précision. Je sais bon gré à M. Daubenton le jeune de vous donner toutes les facilités nécessaires. Recevez les assurances des sientiments d«) Umle l'estime et de

tout rattachement avec lesquels j'ai rhoonaur d*ètre, monsieur, votre trèfr4iumble et très-obéissant senrHeur.

JfonUiBr, oe ST JttOlei 4777.

LETTRE n\

M. de Buffon fait ses compliments k monsieur l'abbé Bexon, et le prie de ne venir que dimanche, parce que demain, samedi, il ne pourrait le recevoir. Monsieur Tabbé Bexon en aura d'autant plus de temps pour arranger les fauvettes.

Aq iartfîo do Roi, ce 8 dénmbra 4777.

LETTRE IIP-

Je vous envole, mon très cher abbé, la copie de tous les articles sur les pics et martins-pécheurs, tir^ des extraits. J'ai vériûé que V Histoire générale des voyages n'a été extraite que jusque et compris le sixième volume; ainsi vous pouvez commencer voire travail à la Biblio* thèque du Roi, en commençant parle septième volume, cela nous sera très utile; mais il faut vous borner à extraire seulement les articles qui ont rapport aux oiseaux qui nous restent à donner, et dont je crois vous avoir laissé la liste, en commençant par les perroquets, qui doivent être a la tète du sixième volume. Je vous en- Toie ci-joint le travail que j'ai fait sur cette famille si nombreuse d'oiseaux , et je vous prie, mon cher monsieur, de vous en occuper de préférence lorsque vous serez quitte des pics et des martins-pécheurs.

Vous voudrez bien suivre ma distribution et ma méthode pour les perroquets ; je les divise d'abord en deux

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grandes classes : ceux de l'ancien continent et ceux du nouveau monde; dans la première classe je place : 1* les kakatoès, sur lesquels tous trouverez un petit cahier de six pages ;

2" Les perroquets proprement dits, sur lesquels je n'ai encore rien recueilli, et que vous travaillerez tout à neuf;

3* Les loris , sur lesquels je vous envoie un cahier de six pages.

Dans la classe du nouveau continent, les premiers sont : 1* les aras, sur lesquels vous trouverez environ vingt-quatre pages d'écriture;

2* Les amazones, un cahier de viogt-huit pages ;

3"* Les papegais, huit pages. J'y joins un cahier de notes intitulé : les perroquets, et qui a treize pages.

Ensuite viennent les perruches, dont il faut faire un traité séparé, et qui doit suivre celui des perroquets, en distinguant, autant qu*il est possible, les perruches de l'ancien continent de celles du nouveau, et aussi celles qui, dans chaque continent, sont k queue longue ou k queue courte, k queue étagée ou non étagée, etc. Vous trouverez sur cela trois cahiers, l'un de vingt-deux , le second de huit, et le troisième de vingt et une pages.

Yoilk une bien longue et bien ennuyeuse besogne, dont néanmoins nous sommes plus pressés que d'aucune autre, et je vous serai très obligé de ne vous occuper des oiseaux de rivage que quand vous aurez épuisé nos perroquets. Je vous enverrai dans huitaine la copie de tous les extraits qui ont rapport aux perroquets, et qui ne laissent pas d'être considérables; ce travail me fait peur pour vous aussi bien que pour moi, car je suis persuadé que nous ne nous en tirerons pas k moins de cent trente pages d'écriture ; je travaille au préambule, qui sera court, et qui ne contiendra que les qualités

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particulières et les rapports qui distingMent oes oiseaui de tous les autres, et qui leur donnenl, par la (acuUé d'imiter la parole, quelque relation atac cette faculté de rhomme. S'il vous vient quelques idées sur la nature en général de oes oiseaux, yous me ferez plaisir aussi de me les communiquer; surtout ne vous pressez pas, mon très cher abbé, ménagez vos petites entrailles, ei ne vous excédez sur rien, pas même sur le désir de m'obliger. Je compte que tous en avez ici pour plus de deux mois s mais lorsque cet article sera achevé, J^aurai plus de trois cents pages pour l'impression, car tous les articles suivants sont faits jusqu'aux hérons, et il ne Csui songer à ces hérons qu'âpre les perroquets. Le cinquième volume ne laisse pas d'avancer. M. Mandonnet doit vous envoyer une épreuve pour rectiûer un passage Italien d'Oliva, qui a été mal copié et que je n'ai pu vérifier ici, ayant prêté ce livre à M. de Montbeillard. Je vous prie de corriger les fautes qui se trouvent dans cp passage.

J'ai reçu vos notes et celles de M. Uaubenton sur les barbus, et j'en fais usage.

Toutes les personnes qui ont entendu lire la belle ode de M. Le Brun s'accordent à l'admirer; mais toutes conviennent aussi qu'elle est un peu trop longue, et qu'il y a trois ou quatre strophes moins belles que les autres qu'où pourrait en retrancher. Je n'ai pas liesoio de TOUS avertir, mon cher monsieur, de ne faire usage de cet avis qu'avec le plus grand ménagement ; c'est pour la plus grande gloire de l'auteur que nous parlons ici. Je vous renouvelle, avec le plus grand plaisir, les sentiments d'estime et du véritable atlachement avec lesquels j'ai l'honneur d'être, monsieur, votre très hum»- Ue et très obéissant serviteur,

Monibar, oe B février «TTS.

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