‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 247 sur 265 · LETTRÉ XIII · texte numérisé non relu

LETTRÉ XIII

J'ai reçu, Inon 1res eber monsieur, foIre ietlre du 14 de ee mois» el je désirerais bien que TOire sanlé fût meilleure. M. Panckoucke, qui vient de pisser un jour ici, m'a dit que toire rliume oolHinuait^ et j'en suis in* quiel. Vous me ferez donc grand plaisir db m'en écrire un met. ie yous eonseillerais même de cesser tout travail; j'ai presque été obligé de discontinuer le mien pour UB seul accès de fièvre : ainsi ménagez- vous » Je vous en prie; nous aurons loi^ours de quoi occuper Timprimerie royale, le vous envoie d-joinl Tavertissement qui doit être mis à la tète de notre septième volume des oiseaux : je crois que vous serez content de la manière dont j'y parle de vous : cependant voyez, mon cher monsieur, si vous désires encore quelque chose di plus. M^ Gufineau de Montbeillanl a vu cet avertisse''» ment, et c'est par cette raison qu'il ne fiiudrait y rien changer; cependant dites-moi naturellement si vt)us êtes aussi content que je le désire.

Vous trouverez aussi dans ce paquet votre article du paille-en-queue, avec assez peu de corrections; c'est un de cent que vous avez le mieux écrits, et je m'aperçois dé plus en plus que chaque jour vous vous perfectionnei, et que la belle imagination ne vous abandonne guère. J'ai fait pari à M. Pandtoucke de l'ennui que me donne ce BUdbeureux volume des quadrupèdes^ qu'il faut refon* dre en entier; quatre mois de mon séjour ici me sufll-

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ronl à peine pour celle solle besogae, el » après celte perle de lemps, l'ouvrage ne vaudra encore rien, car oe ne seront que des compilations , des copies de choses déjà données, et qui auraient été toutes neuves si je les eusse publiées il y a quatre ans. Je suis convenu avec M. Panckoucke qu'on imprimerait ce Yolume d'abord après mon retour k Paris ; nous avons compté qu'il j entrerait soixante-dix planches ; et comme M. DesèVS nous lanternerait pendant peut-être plus d'un an pour les faire graver, je suis convenu avec M. Panckoucke d'envoyer à M. Plassan vingt-huit dessins qu'il donnera k M. Benard pour les faire graver k l'insu de M. Desève, auquel je tous prie de n'en rien dire : c'est le seul moyen de pouvoir publier promptement ce Tolume, qui n'aura guère que trois cent soixante pages de discours; et j'enverrai en effet incessamment ces vingt-huit dessins k M. Plassan.

Quand vous irez k l'imprimerie royale, demandez, je vous prie , mon cher abbé , 1° les bonnes feuilles du septième volume qui me manquent depuis la page 424.

^ Dites k M. Ifandonnet d'envoyer k M. Gueueau de Monlbeillard les épreuves de la table des matières du sixième volume, comme il lui envoyait précédemment les épreuves des articles de sa composition.

3® De m'envoyer k moi-même les épreuves de la table du septième volume et celles de l'avertissement et de la table des chapitres; il faudrait être entièrement quitte de ce septième volume avant de commencer le huitième. Ne négligez pas, je vous supplie, de voir M. Desève pour que les gravures de ce septième volume ne nous retardent pas trop longtemps, et vous me ferez plaisir de me mander où nous en sonunes k cet égard.

Lucas m'a envoyé votre récépissé; ainsi cette petite aflaire est en règle, ie vous embrasse , mon très

A Vabbè bbxon. 3i9

cher monsieur, et je voudrais bien vous embrasser ici. Voilà aussi une lettre qu'on m'a adressée pour vous.

llonibarf ce 20 janvier 1780.

P. S. Voilà une lettre de M. Bâillon , que je vous prie, mon cher monsieur, de lire avec M. Daubenton le jeune, et de lui faire de concert une très honnèle réponse.

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