LETTRE XV
J'ai reçu avec grand plaisir votre lettre,, mon très cher abbé, et je vous ferai mon compliment quand vom
A l'abbé bexon. 331
serez tout à fait quitte de ceile nomeoelalure, et même de ces descriplioas d'oiseauK qui sont bien enouyeuses. Je vQus fii reuvoyé lescebiers de ooncordaDce des tomes VI et VII ; mais Trécourt n'a pas encore eu le temps de transcrire celle du tome VIII : le tout ensemble, même y compris le tome IX, ne fera guère que deux cent cinquante pages d'impression à deux colonnes; ainsi nous avops de la n^arge pour placer les articles du cygne et des autres oiseaux d'eau qui doivent terminer l'ouvrage, et il faut tâcher de nous en débarrasser le plus tôt qu'il vous sera possible, car il ne reste guère que cent pages k imprimer dans le aeoond volume du supplément aux quadrupèdes , et il est nécessaire, pour que l'imprimerie ne cesse pas de livrer de la copie du neuvième volume des oiseaux tout au plus tard dans sept semaines Qii deux mois. C'est donc l'article du cygne qui presse , piirce qu'il doit précéder celui de l'oie, qui est déjà fait; après quoi viendront les canards, etc. , etc. Lorsque vous aurez un article de fait, je vous prie de me l'envoyer ici, car j'aurais trop peu de temps à Paris pour m'en occuper autant que je le désirerais; et d'ailleurs je ne sais plus si je pourrai arriver, comme je le comptais, vers le 20 de septembre ; on a découvert une carrière sous mon logement, à laquelle on travaille pour le mettre en sûreté, et cet ouvrage sera peut-être plus long que je ne le voudrais. Il se pourrait donc que je fusse forcé de retarder mon départ jusqu'au 10 d'octobre, et lé volume des quadrupèdes sera certainement achevé avant ce temps; il suffirait que j'eusse l'article du cygne pour le livrer h l'impression avec celui de lV>ie, et rien n'arrêterait.
J'ai eu un riiume qui m'a fort incommodé d'abord, et qui m'a duré près d'un mois ; cependant je n'en ai pas moins travaillé souvent plus de huit heures par jour.
532 LRTTRES DE BUFFOR
et Yous verrez mes minéraux bien avancés ; j'en ai maintenant deux volumes et demi, dont je suis assez content, mais sur lesquels vous pourrez me faire quelques bonnes observations.
Soignez donc votre santé, ce n'est point le travail paisible qui l'altère ; du moins je vois par mon expérience que la tranquillité du cabinet me £ait autant de bien que le mouvement du tourbillon de Paris me fait de mal.
J'ai reçu hier des nouvelles de mon fils, datées de Gottingue; il s'est toujours bien porté, et aurait en effet dû vous écrire; mais la jeunesse ne pense pas à lout, et la paresse empêche plus de la moitié du tout de ce qui serait convenable.
J'ai eu des nouvelles de la santé de M. et de madame de la Billarderie , par Une lettre qu'elle a écrite li madame de la Rivière; s'ils sont toujours à Paris, faitesleur de ma part les amitiés les plus tendres et les respects les plus sincères. Je vous dis la même chose pour votre aimable sœur et pour votre chère maman ; vous en prendrez aussi telle part qu'il vous plaura pour vous. ÂdieUy mon cher ami.
MoDibar, ce 49 aoAt 1781.