A M. LE PRÉSIDENT BODHIER, A DIJON
Je Tiens, monsieur, d'apprendre atec une grande joie le mariage de mademoiselle votre fille. Je tous suis trop attaché et à tout ce qui tous touche , monsieur , pour ne pas prendre une très grande part à cette heureuse nouvelle. Permettez-moi donc de vous en faire mon compliment, et de tous offrir en même temps mes sentiments et mes Tœux. J'ai reçu la lettre dont tous m'aTez honoré, monsieur, et M. l'abbé Le Blanc m'a lu celle où TOUS aTCz la bonté de tous souTenir de moi. Je lirai TOtre nouvel ouTrage, monsieur, avec cette ardeur que je me sens pour toutes les excellentes choses; mais j'ai bien peur que cette matière ne soit bien éloignée de toutes celles que je pourrais lire aTCC quelque connaissance. J'admire, je tous l'aToue, Totre fécondité, et, sans compliments, je ne puis m'étonner assez du grand nombre de bonnes choses que tous nous donnez, quoique je sache à merTeille que tous nous en cachet en-
* Cet denx ]eUret an prétidoot Bùuhiêr sont Uréêt, tinsi que let trois letti^ à M. de Kainec, dei ManuicriU de It Royale.
core davantage. Il paraît une nouvelle épllre de Voltaire sur la philosophie de Newton, dédiée à madame Du Cliàlelel. C'est assurément un très beau morceau de poésie, mais qui déplaît en quelques endroits par des traits outrés contre Rousseau.
Permettez-moi, monsieur, d'assurer madame Bouhier et mademoiselle votre fille de mes respects très humbles. J'ai l'honneur d'être avec un dévouement entier, monsieur , votre très humble et très obéissant serviteur.
A Pftris, le 28 décembre 478e, rne des Grands-Âugusiins.