Linné u crue la uomeucltunre bimirt
SUR LA MÉTHODE. i5
Linné parle une langue morte ; il altère même, sous plus d'un rapport, les formes de cette langue : qu*importe ? Son génie, original et vif, trouve dans cette langue singulière des ressources pour tout animer et tout peindre ; car il est aussi grand peintre, mais à sa manière. Tout, entre BufTon et lui, diffère. Buffon a la puissance de la méditation, Linné a la puissance de Tenthousiasme ; Buffon ramène tout à lui et par lui à Tbomme, Tàme de Linné semble se répandre dans la natare et de la nature s'élever à Dieu ; on sent partout dans Buffon la force raisonnée de Tesprit, on sent plus d'une fois dans Linné Témotion du cœur.
Sa description de rhirondelle a quelque chose d'inspiré et qui tient de l'hymne : Venit , venit hirundo, pulcAra adducens iempora et jndchros annos I
n peint ainsi les tristes amours du chat : Clar
mando rixandoque mùere ornai.
Sa description du cheval est très belle : Animai generosum^ superbum, fartùsimum^ cursu fvr rens^ etc.
Et quelle pensée que celle-ci : 0 quant coniemia re$ est hamo, nisi supra humana se eiexerit I