‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 52 sur 265 · I. — Uolformité du plan général de la nature · texte numérisé non relu

I. — Uolformité du plan général de la nature

a Si, dit Buffon, dans Timmense variété que nous présentent tous les êtres animés qui peuplent Tunivers, nous choisissons un animal, ou même le corps de Tbomme, pour servir de base à nos connaissances, et y rapporter, par la voie de la comparaison, les autres êtres organisés, nous trouverons que, quoique tous ces êtres existent solitairement et que tous varient par des différences graduées & Tinfini, il existe en même temps un dessein primitif et général qu*on peut suivre très loin et dont les dégradations sont bien plus lentes que celles des figures et des autres rapports apparents ; car, sans parler des organes de la digestion, de la circulation et de la génération qui appartiennent à tous les animaux, et sans lesquels ranimai cesserait d*être animal et ne pourrait ni subsister ni se reproduire, il y a dans les parties mêmes qui contribuent le plus à la variété de la forme exté-

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rieure, une prodigieuse ressemblance qui nous rappelle nécessairement Tidëe d'un premier desseinsurlequel toutsemble avoir été conçu : le corps du cheral ' , par eiemple, qui du ptemiet coup d'œil paraltsidifiKrent du corps de Thomme, lorsqu'ou vient à le comparer en détail et partie par partie, au lieu de surprendre par la différence, n'étonne plus que par la ressemblance singulière et presque complète qu'on y trouve... On vient devoir, dans «la description du cheval ^, ces faits trop bien établis pour pouvoir en douter; mais, pour suivre ces rapports encore plus loin, que Ton considère séparément quelques parties essentielles i la forme, les côtes, par exemple, on les trouvera dans tous les quadrupèdes, dans les oiseaux, dans les poissons, etc.. ; que Ton considère, comme Ta

1 . Au moment où Buffon écrWait ceei, Daobenton, par le M>la qu'il avait eu de nommer du même nom lee m6mp« panicadans l'homme et dans le cheval, venait de faire reMortir l'extrême •imilltttde de leur ttruetore. t Cette mMhode (celle qui doQM des noms tout npéciaux aux parties du cheval) pent être convenable à ceux qui traitent uniquement du cheval ; mais elle ciiftrafnerail des inconvénlentf en histoire haturelie, lorsqu'on voudrait comparer tous Ivk animaux lea uns aui autrea et les rapporter à l'homme : pour racillter celte oomparaiton, iMiia appliquerons les dénominations des os du squelette humain à ceux du cheval et des Autres animaux, et nous suivrons l'ordre usité dans l'anatomle de l'homme... » (DauhéntODi Hetcripnon du cheval^ tome IV. page 398}.

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