‹ Cuvier. Histoire de ses travaux (volume 2)Chapitre 92 sur 265 · Voyes, ci-devant, cliap. 1", page · texte numérisé non relu

Voyes, ci-devant, cliap. 1", page

2. Ordinairement, dès la première eénénition, et toujours dès la seoonde.

SUR LA lOTABlLlTÉ DES ESPÈCES. 87

se faire d'une espèce en une autre , il semble que cette transformation aurait dû se faire ici. Et cependant s'est-elle faite ? le cheval n'est-il pas toujours le cheval? Tâne n'est-il pas toujours l'âne ?

Un fait tout pareil nous est donné par l'exemple du bouc et du bélier. Le bouc s'accouple avec la brebis, le bélier se joint avec la chèvre ; «mais, comme Buffon lui-même le dit très bien, quoique ces accouplements soient assez fréquents, et quelquefois prolifiques, il ne s'est point formé d'espèce intermédiaire entre la chèvre et la brebis. Ces deux espèces sont distinctes, demeurent constamment séparées, et toujours à la même distance l'une de Tautre ; elles n'ont donc point été altérées par ces mélanges ; elles n'ont point fait de nouvelles souches, de nouvelles races d'animaux mitoyens ; elles n'ont produit que des difKreiices individuelles qui n'inflaent pas sur l'unité de chacune des espèces primitives, et qui confirment au contraire la réalité de leur différence caractéristique*. »

L'exemple du sanglier et des cochons, allégué par Buflbn, n'est pas ici à sa place, car il s'agit ici A^ espèces proprement dites ; et les cochons ne sont que des variétés^ des races d'une espèce, d'une souche primitive , qui est ie sanglier.

Enfin, Bufibn croit pouvoir dériver le chien, le

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