‹ Cuvier. Histoire de ses travauxChapitre 30 sur 47 · HISTOIRE N AT LUE LEE · texte numérisé non relu

HISTOIRE N AT LUE LEE

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(( obstacle qu'il y ait à l’avancement de nos conu naissances, disait Buffon, est l’ignorance pres- « que forcée dans laquelle nous sommes d’un « très grand nombre d’effets que le temps seul « n’a pu présenter à nos yeux , et qui ne se dé- « voileront même à ceux de la postérité que par « des expériences et des observations combinées. « En attendant nous errons dans les ténèbres, ou « nous marchons avec perplexité entre des pré- « jugés et des probabilités, ignorant même jusqu’à « la possibilité des choses, et confondant à tout c moment les opinions des hommes avec les actes « de la nature (1). »

Toutefois on a déjà quelques faits. On sait que les espèces du cheval, de l’âne, du zèbre, peuvent se mêler et produire ensemble ; celles du loup et du chien se mêlent et produisent aussi; il en est de même de celles de la chèvre et de la brebis, de la vache et du bison. Le tigre et le lion ont produit à Londres, fait remarquable et qui renverse ce principe que l’on s’était trop hâté de poser, savoir, que, pour que le croisement de deux es-

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pèces fuit fécond, il fallait au moins que Furie d'elles fût domestique.

Je m’en tiens à ces exemples certains, tirés de la classe des mammifères. On connaît, dans celle des oiseaux, les unions croisées de plusieurs espèces, du serin avec le chardonneret, avec la linotte, avec le verdier, etc., des faisans dorés, argentés et communs, soit entre eux, soit avec la poule, etc.

Au milieu de tous les autres groupes de la méthode , Y espèce et le genre se distinguent donc en ce qu’ils ne se fondent pas seulement sur la comparaison des ressemblances , mais sur des rapports directs et effectifs de génération et de fécondité/

HISTOIRE NATURELLE

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