DT
30, 70, 65 et 60 de tension minima. Quant à la TEN- SION VEINEUSE, elle nous a paru toujours élevée, et dans une de nos observations (obs. Il), il nous a été impossible d'effacer complètement la veine à la pression maxima de l’ophtalmodynamomètre de Bailliart.
LA PAPILLE offre, dans la plupart des cas, un aspect assez particulier. Celui-ci est dû surtout à l'existence sur tout son pourtour d’un anneau coloré rouge vermillon vif, qui tranche sur le fond rétinien d’une part, et d'autre part, sur le centre de la papille elle-même. Celui-ci est clair, blanc, à teinte jaunâtre ou verdâtre, suivant les cas.
Les bords, parfois très nets, sont habituellement légèrement voilés par un œdème léger qui les estompe.
Ils sont alors légèrement surélevés et, par contraste, le centre clair apparaît excavé.
LA MACULA ne présente aucune caractéristique spéciale. Sa teinte générale participe à la teinte cyanique du fond d'œil. À son pourtour, les reflets sont rendus souvent anormaux, du fait d’un léger œdème rétinien. Signalons l’abondance anormale des vaisseaux qui convergent vers la macula, les artères comme les veines. C’est au niveau de ces petits vaisseaux que l’aspect des artères et des veines diffère peu.
Tels sont les constituants du tableau ophtalmoscopique de la « cyanose de la rétine ».
Avant d'aborder les diversités d'aspect qui peuvent résulter de l’exagération d’un des signes rétiniens (œdème de la papille) ou de l’adjonction d’autres modifications rétiniennes (hémorragies rétiniennes),
nous rédigerons ici le compte rendu de l'examen ophtalmoscopique des malades que nous avons pu examiner, en y ajoutant un bref résumé de leur observation médicale.
Formes d'aspect typique.