‹ Cyanose de la rétine: Aspect ophthalmoscopiqueChapitre 6 sur 22 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Avant l'invention de l’ophtalmoscope, en 1841, Von AMMON avait donné une courte description de l’aspect extérieur de l'œil dans les maladies congénitales du cœur. Mais l’honneur d’avoir été le premier à attirer l'attention sur les cyanoses de la rétine revient à KNAPP, qui présenta une planche et décrivit l’aspect ophtalmoscopique d’un cas de cette sorte devant la Société d'Heildelbérg, en 1861 : « Grosse hyperhémie non inflammatoire des deux rétines survenant chez un malade avec augmentation de volume du cœur, mais sans anomalie valvulaire, avec cyanose générale et bruit anévrysmal à différents endroits du corps, les rétines étaient tellement vascularisées qu’un nombre incalculable d’artères et de veines dilatées sortaient de la tache optique et gagnaient la périphérie en se divisant comme une tête de méduse. L'aire et les bords du disque étaient complètement cachés. La tache jaune était bien discernable. Un grand nombre de rameaux artériels et veineux convergeaient vers la fovea. La rétine, la rétraction, la vue et le champ visuel des deux yeux étaient parfaitement normaux. »

Le terme de cyanose de la rétine vient pour la pre-

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mière fois sous la plume de LIEBREICH, en 1863, dans le compte rendu qu'il a fait d’un cas de cette espèce dont on peut trouver l'illustration dans la première édition de son Atlas. Il s’agit d’une « forte dilatation des veines rétiniennes (diamètre triple de celui de la normale, sans tortuosité ni lésions avec cyanose de la rétine chez un malade atteint de sténose congénitale de l'artère pulmonaire avec hypertrophie considérable du ventricule droit.

Les artères étaient restées normales.

En 1877, LEBER rapporte le troisième cas, nous en trouvons la description in-extenso dans le « Græfe Sæmisch Handbuch » de 1915.

« À l'examen ophtalmoscopique, les artères ont la coloration qu’on observe d'ordinaire aux veines et celles-ci sont plus foncées encore, d’un brun-violet sombre. On observe de plus une hyperhémie plus ou moins accentuée, qui parfois n'intéresse que les veines, mais peut aussi frapper les artères de la même façon. La papille est fortement rougie, ses limites sont floues ou complètement effacées : parfois, elle est gonflée, avec une proéminence d’un millimètre audessus du niveau de la choroïde. Dans les cas graves, on voit de nombreux vaisseaux distendus en serpentins, parfois enroulés en véritables pas de vis, qui rayonnent dans tous les sens.

Des vaisseaux moins gros, qui normalement ne sont pas visibles, forment alors des troncs importants, que l’on peut suivre dans la région de la macula jusqu'à la fovea.

Tous ces vaisseaux sont proéminents à la surface

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