SCÈNE VII
persécuté ; ne suis-je pas un soldat comme un -a* autre?
FLEURY
Un soldat comme une autre, toi, Yil remplaçant ! toi , vendu !
CYPRIEN
Oh! par pitié, mon lieutenant, n'en dites pas davantage... Oh! mon Dieu ! mon Dieu ! donnemoi la force de supporter cette nouvelle injure, la plus cruelle, la plus sanglante de toutes!...
Eh ! quoi , ce n'est pas assez que des êtres privés d'éducation, d'usage, m'accahlcnt à tous les instans du jour de leur grossièreté , de leurs sales propos, il faut encore qn'un officier, qu'un homme qui devrait se faire remarquer par la noblesse de ses sentimens, prenne plaisir à me ravaler de la sorte , à me traîner dans la bouc !
Ah ! rendez grâce , Monsieur , à l’épaulette qui vous protège et que je dois respecter.
FLEURY
Ah ! nous avons une mauvaise tête ; nous saurons bien te la calmer, je t’eo réponds.
CYPRIEN
Et comment?
FLEURY
En t'envoyant au cachot.
CYPRIEN
Vous n’en ferez rien.
FLEURY
Tu passeras la nuit au cachot , te dis-je , je le veux.
CYPniEN.
Vous n'avez pas le droit de me punir ; nous sommes seuls en ce moment , qui attestera que je vous ai manqué ? qui appuiera votre dénonciation? personne... vous voyez bien que vous n'avez pas le droit de me punir! Sans adieu , lieutenant.
FLEURY
Sans adieu, vendu.