SCÈNE PREMIÈRE GRANGER, PAOUIER
GRANGER Quoi! tout ce que j'ai vu...
(i) Me chercher.
PAQUIER N'est que feinte.
GRANGER Donc mes yeux, donc mes oreilles...
PAQUIER Vous ont trompé.
GRANGER Conte-moi donc la série et la concaténation (i) des projets qu'ils machinent.
PAQUIER
Que diantre, que vous avez la tête dure ! Je vous ai dit que votre fils a contrefait l'ivrogne, afin que tantôt Corbineli vous persuade plus facilement qu'ayant pris querelle dans les fumées de la débauche il se sera battu et aura été tué sur la place.
GRANGER
Mais cuibono (2) toute cette machine de fourbes? PAQUIER
Cui bono? Je m'en vais vous l'apprendre. C'est qu'étant ainsi trépassé, mademoiselle Genevote, laquelle a pris langue des conjurés, doit feindre qu'il avait promis au défunt de l'épouser vif ou mort, et qu'à moins de s'être acquittée de sa parole, elle n'ose vous donner la main. Corbineli, làdessus, vous conseillera de lui faire épouser le cadavre (au moins de faire toutes les cérémonies qu'on observe dans l'action des épousailles), afin qu'étant ainsi libre de sa promesse elle vous la puisse engager. Donc, comme ils s'y attendent bien, quand vous leur aurez fait prêter la foi conjugale, votre fils doit ressusciter et vous remercier du présent que vous lui aurez fait.
(1) Enchaînement.
(2) A quoi bon.
ORANGER I ><>nr, la mine est ■' . : suis obli .
mon factotum. Je ne te donnerai point une couronne que à la façon des Romains, quoique tu aie à un bourgeois, honorable homme, maître
il pignon sur rue; mais je te donne uu impôt sur ta pitance de m ss disciples. V »i ;i l'heure à laqueUi pécheurs s'empêl erontdans leurs propres filets. Justement, pçpis le fourbeqni vient. Consi a aise la tem-
pête du port.