SCÈNE II
ELI, GRANGER, PAQUIKB
CORBINEL1 rai-je toujours ambassadeur de mau
Votiv 'itii- d'ici, étant (comme vous
savez) un peu plus gai que de raison, il a choqué d'un S un cavalier qu . L'un et l'autre se sont offe
ont dégainé, et, presque en même temps, votre fils est tombé mort, traversé de deux gTands coup- d'épée. J'ai fait porter son corp
GRANGER Quoi! la fortune réservait au déclin de mes spec-
tacle d'un revers si lugubre! Misérable individu, je te plains, non point pour t'étre acquitté de bonne heur la dette où nous nous obligeons tous en naissant; je te plains, ô trois et quatre fois malheureux ! de ce que tu as succombé d'une mort où l'on ne peut rien dire qui n'ait déjà été dit ; car, de bon cœur, je voudrais avoir donné un talent et que tu eusses été mangé des mouches à ces vendanges dernières : j'aurais composé là-dessus une épitaphe, la plus acute (i)jqu'aient jamais vantée les siècles pristins (2 |.
(i) La mieux aiguisée, (a) Anciens.
PAQU1ER A-t-il eu le temps de se reconnaître? Est-il bien mort?
CORBINELI Si bien mort qu'il n'en reviendra point.
GRANGER Corbineli, appelle mademoiselle Genevote. Elle diminuera mes douleurs, en les partageant . Vraiment oui, c'est aux pèlerins de Saint-Michel qu'il faut apporter des coquilles !