A MADEMOISELLE D'ARPAJON
Le vol est trop hardi, que mon cœur se propose. Il veut peindre un soleil, par les dieux aDimé ; Un visage qu'Amour de ses mains a formé, Où des fleurs du printemps la jeunesse est éclose ;
Une bouche où respire une haleine de rose, Entre deux arcs flambant d'un corail allumé ; Un balustre de dents, en perles transformé, Au devant d'un palais où la langue repose ;
Un front où la pudeur tient son chaste séjour,
Dont la table polie est le trône du jour ;
Un chef-d'œuvre où s'est peint l'Ouvrier admirable
Superbe, tu prétends par-dessus tes efforts !
L'éclat de ce visage est l'éclat adorable
De son àme qui luit au travers de son corps.