‹ Cyrille et MéthodeChapitre 4 sur 142 · INTRODUCTION. IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. IX

Ce travail a déjà été entrepris : en Bohême , par Schafarik et Palacky ; en Pologne , par Lelewell ; en Russie, par Karamzine^ Soloviev, Pogodine. Jene cite que les maîtres ; ils ont ouvert la voie; nous n'avons qu'à les suivre : c'est une tâche dont je n'ignore pas les difficultés. Apprendre des langues regardées généralement comme inaccessibles , et dont nous n'avons même pas de grammaires ; faire venir à grands frais des livres qui manquent le plus souvent dans nos bibliothèques ; parcourir des contrées lointaines, y lier des relations scientifiques , telle est la tâche multiple qu'impose à l'écrivain consciencieux l'étude de la Slavie. D'heureuses circonstances m'ont permis de la remplir dans une certaine mesure. Initié aux langues slaves par un maître aussi dévoué que savant, aussi modeste que désintéressé (1 ) , j'ai trouvé dans les divers centres de la Slavie , à Prague^ à Agram, à Belgrade , et aussi , je dois le dire , dans notre public lettré , des sympathies et des secours qui m'ont permis d'aborder avec quelque confiance des études jusqu'ici presque inabordables pour un Français. J'ai déjà , dans quelques publications antérieures, donné le résultat un peu prématuré peut-être de mes travaux. Le livre que

(I) M. Alexandre Chodzko, chargé du cours de lUtcj'ature slave au collège de France.

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