C. — Etage sous-dermique
L’étage sous- dermique coniprcud toutes les formations cutanées situées entre la face inférieure de la lame fibreuse dermique et le plan sous-jacent (aponévrose, [)éiiosleou périchondre).
Tandis que l’étage sus-dermique comprend nécessairement en quelque région de la peau (pi’on 1 observe deux couches distinctes ; l’épiderme de revêtement et l’assise vasculaire sousjacente, indispensable à sa nutrition, 1 étage sous dermique présente <le nombreuses variations en rapport avec les conditions régionales diverses du légunieiit. (iCst ainsi (ju il est extrêmement réduit à la conque de l’oreille où la peau n’est guère exposée aux traumatismes, qu'il est constitué par une
épaisse couche de tissu adipeux à la plante du pied, dont le tégument supporte des pressions répétées, et qu il est principalement formé de tissu cellulaire lâche à la partie antérieure du cou, où le bon fonctionnement de la région nécessite une grande mobilité du revêtement ciitané sur les plans sous-jacents.
Ces types particuliers mis à part, on peut dire que, d’une manière générale, l’hypoderme comprend deux assises, l’une adipeuse, qui double immédiatement la lame fibreuse dermique, l’autre cellulaire lâche qui permet le glissement en masse du tégument sur les plans sous-jacents. Ce sont moins deux assises distinctes que deux portions différemment évoluées d’une même couche conjonctive et toutes les combinaisons du tissu cellulaire lâche et du tissu adipeux peuvent être observées.
Au pannicule adipeux sont annexés tous les organes tégumentaires — follicules pileux, glandes sudoripares, gros corpuscules nerveux — qui n’ont pas trouvé place dans les assises superficielles de la peau. Le tissu adipeux est en effet un véritable tissu d’emballage. Non seulement il forme comme nous l’avons vu le capitonnage intérieur de la peau, mais encore, chaque poil, chaque glande sudoripare, chaque corpuscule de Pacini est en quelque sorte emballé pour son propre compte parmi les pelotons adipeux.
Le tissu cellulaire lâche est un appareil de glissement, il ne renferme pas d’autres organes que les vaisseaux nécessaires à sa nutrition ; il contient même d’autant moins de tissu que sa mobilité est plus souvent sollicitée. 11 se creuse alors de cavités à surfaces polies : les bourses séreuses. Indépendamment de ces bourses séreuses constatables macroscopi(|ucinent le tissu cellulaire lâche est creusé de logettes et c’est avec la plus grande exactitude (jue Dominici a assimilé le tissu cellulaire lâche tout entier à une séreuse multiloculaire.
Toutefois, les glissements favorisés par la disjiosition en teuillets séreux des lames conjonctives, sont modérés par des tractus fibreux (|ui, nombreux ou espacés, courts épais et résistants (1) ou longs, minces et souples, suivant les nécessités