‹ D'Aguesseau et les Gens de MainmorteChapitre 19 sur 35 · TROISIÈME SECTION · texte numérisé non relu

TROISIÈME SECTION

L'opinion des contemporains sur l’Edit

Malgré la signaturé royale, il ne faudrait pas s’imaginer que les contemporains de d’Aguesseau acceptèrent tous l’édit sans critiques ni protestations.

Le clergé fut naturellement le premier à faire entendre de vives doléances. Il le fit sans ménagement, quelquefois avec violence et les assemblées qu'il tint dans la suite retentirent de ses plaintes.

Certains laïcs joignirent leurs voix à celle des intéressés, et parmi ceux-ci le marquis d’Argenson et l’ancien procureur général Joly de Fleury sont les plus connus.

Quant aux Cours souveraines, si la plupart suivirent l’exemple du Parlement de Paris et enregistrèrent l’édit sans difficultés, celui de Grenoble ne craignit cependant pas de formuler de vives appréhensions que les explications du chancelier réussirent malaisément à calmer, tandis que le conseil provincial de l’Artois adressait au Roi une requête pour obtenir le respect d’un des privilèges des habitants de la province que l’article 29 de l’édit méconnaissait.

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