L ARRIVEE DU GOU%'ERNEUR PORTUGAIS
l'estuaire même du tleuve. 11 est trois heures et demie, le navire jette l'ancre, car la navigation, toujours difficile aux basses eaux — nous sommes en hiver — n'est pas possible la nuit. Dans le port se trouve le Coomassie, arrivé depuis la veille ; nous rencontrons à bord des compatriotes qui vont ou qui retournent en Afrique; on fraternise, le verre à la main. Puis, impatient, je hèle une pirogue indigène, je saute sur le sol du Congo belge : Banana est là , devant nos yeux ! C'est d'abord un cimetière, celui des factoriens hollandais, ils ont créé à Banana des établissements importants. Le champ de
repos des Belges est situé de l'autre côté, au bout de la lagune.
Banana est rnaigre d'aspect, l'étroite langue de terre sablonneuse, battue d'un côté par les flots de l'Océan, de l'autre léchée par les eaux du fleuve, ne se prête guère à des essais de culture ; il n'y pousse que quelques hauts cocotiers. D'ailleurs, comme les navires vont aujourd'hui jusque Boma et Matadi, Banana a perdu de son importance maritime. Cependant, la situation à l'entrée même du fleuve