‹ D'Anvers à Léopoldville par le chemin des écoliersChapitre 27 sur 71 · CHIMBEQUES DES OUVRIERS DU CHEMIN DE FER · texte numérisé non relu

CHIMBEQUES DES OUVRIERS DU CHEMIN DE FER

— entre le chimbèque où il s'enterre aujourd'hui et une habitation mieux aérée, mieux éclairée, plus saine, plus agréable.

Les noirs que j'ai vus à Matadi étaient, la plupart, « habillés ^. Le mot semblera au lecteur un hardi euphémisme, car on ne peut appeler « habillements r, les loques dont beaucoup de nègres s'affublent. Au point de vue de l'esthétique, on est même tenté de préférer le nègre som-

mairement vêtu, exhibant au soleil son torse d'Hercule, au nègre grotesquement empêtré dans des défroques de carnaval ; mais encore une fois, il y a là un indice de progrès, car l'indigène doit se couvrir, doit se vêtir. Les maladies de poitrine que provoque le refroidissement sont, en effet, très communes parmi les populations nègres et durant la rapide excursion que j'ai faite au Congo, un fait m'a souvent frappé : c'est le grand nombre de noirs atteints

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