‹ D'Anvers à Léopoldville par le chemin des écoliersChapitre 3 sur 71 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

C'est aux jeunes que je dédie ce livre. La géné^^ation présente, aiguillonnée par l'impérieuse nécessité, a enfin compris, après bien des hésitations, que la Belgique ne pouvait, sans s'étioler, continuer la politique économique classique qui lui a réussi durant tant d'années et que le champ des transactions avec l'étranger devait s'agrandir. Les Belges, reconnaissant qu'il faut trouver des formules nouvelles pour utiliser l'énergie des classes travailleuses, la su?-abondance des capitaux, ont abordé, timidement d'abord, plus résolument ensuite, le problème de l'expansion coloniale.

Dans l'examen des questions qui relèvent de ce problème, nos financiers, nos producteurs, nos exportateurs , ne montrent pas enco7''e, tous, cette hardiesse dans la conception, ce sang-froid, cette ténacité dans l'exécution qui sont des vertus professionnelles chez les nations qui vivent depuis des années du commerce avec leurs colonies; ils n'ont pas encore eu le temps de faire des prosélytes ; la nation nest pas encore entrée, entière, dans un courant où tout devait d'abord lui paraître nouveau, inconnu. Mais on y viendra.

Les jeunes qui sont les exportateurs , les producteurs, les financiers de demain ont la chance d'assister aux débuts de notice mouvement colonial. A cette rude école, où forcément les revers et les déceptions doivent côtoyer les victoires et les succès, ils peuvent recueillir, comme un' dépôt

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