‹ D'Anvers à Léopoldville par le chemin des écoliersChapitre 4 sur 71 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

sacré, 7'eœpérience précieiise des hommes qui ont créé te 7nouvement ; ils pourront r exploiter plus tard, avec toute la force et l'heureuse confiance de la jeunesse. Ils auront puisé, dans un enseignement régéné7^é,vu de haut, vrainient 7Yitionnel, des sciences géographiques, les notions indispensables pour asseoir leurs entreprises ; ils auront surtout voyagé par monts et vaux, dans toutes les parties du globe habité; l'horizon de leurs conceptions intellectuelles se sera élargi ; ils seront armés pour infuser dans notre vie économique et sociale un sang nouveau et généreux. En un mot, la généf^ation prochaine naura plus rien à envier à nos voisins. Comme eux, les Belges de demain seront des marchands à travers l'immensité du monde.

C'est à l'œuvre entrepi^se pjar ses enfants sur les rives du fleuve africain, c'est au Congo que la Belgique dewa cette rénovation économique si féconde, cette transformation du caractère national. Jj œuvre du Congo est, en effet, l'école par excellence des caractères en formation, des jeunes gens.

Tai donc écrit cette relation du voyage de TAlbertville ail pays mystérieux pour les imaginations juvéniles , éj^rises d'aventures, de inerveilleux, amoureuses de hai^diesse et d'audace, pour ceux qui sentent battre leur cœur plus vite au récit des prouesses accomplies sur le sol africain par leurs aines. C'est pour eux que j'ai consigné dans les pages qui vont suivre les impressions de notre rapide excursion au Congo, impressioyis inoubliables malgré le peu de durée du pf'estigieux spectacle qu'il nous a été donné de contempler.

Bruxelles, le 31 décembre 1898. E. M.

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