A LEOPOLDVILLE. — LE CAMP DE LA PORCE PUBLIQUE
présentations sur le quai, on se rend à Léopoldville ; la station est éloignée de la gare de chemin de fer d'une petite demi-lieue environ. Les troupes noires sont sous les armes, le général Daelman les passe en revue. Elles sont surtout formées de Bangalas et de Batétélas ; leur attitude est vraiment martiale.
Léopoldville est une fort belle station ; elle doit son développement actuel à l'activité incessante et à l'initiative éclairée du commissaire-général qui y commande aujourd'hui, à M.Costermans.C'est lui qui a élevé ces magasins en briques, ce splendide mess pour les agents, qui a organisé
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ce beau camp pour la force armée, qui a fait ces plantations de caféiers qui ont si belle mine et promettent tant. L'ancien Léopoldville est plus haut, sur la terrasse qui commande ce fleuve ; c'est celui qui a été créé par M. Liebrechts, le secrétaire général de l'État indépendant pour le département de l'intérieur, mais l'emplacement ar. bord du lac ayant été jugé meilleur, l'on a reconstruit sur de nouveaux plans. A voir Léo — car c'est comme cela que les Africains appellent la coquette cité — avec ses bâtiments qui s'élèvent dans le sable, on serait tenté, n'étaient les palmiers et la végétation tropicale, de se croire à Beverloo. Le camp des soldats, avec ses chimbèques élevés sur le front de bandière et sa garde de police, tenu avec une propreté qui rendrait envieux nos soldats européens, vient encore ajouter à cette illusion.
De superbes gaillards, que ces Bangalas, que ces Batétélas ! Tudieu, quels biceps, quelles poitrines ! Avec quelle fierté ils accueillaient les compliments que leur adressa le général Daelman, compliments que le commissaire-général leur traduisit incontinent !
1) ANVERS A LEOPOLDVILLE.
Une excursion sur le Pool. Kinshassa. Brazzaville
La cérémonie de linauguration du chemin de fer
Le banquet
Mercredi, 6 juillet.
Nous sommes allés, ce matin, chez nos voisins les Français, à Brazzaville, de l'autre côté du Pool, avec